La notion de « système » occupe une place centrale dans le discours de Pastef depuis plus d’une décennie. Présentée comme la racine de toutes les dérives de l’État, elle est aujourd’hui au cœur de la communication gouvernementale. Une stratégie que Hamidou Anne rejette fermement. Selon le responsable de l’APR, cette idée n’est qu’une « vieille rengaine populiste » reprise par les mouvements extrémistes à travers l’histoire. Il estime que le chef du gouvernement utilise ce concept pour masquer ses difficultés d’exercice du pouvoir : « Ce sont les complaintes d’un incompétent arrivé par effraction à la tête de l’État », lance-t-il.
Attaques contre la justice
Hamidou Anne s’indigne également des accusations visant certains magistrats, qualifiés par le Premier ministre de fossoyeurs des réformes. Pour lui, ce discours met en danger l’indépendance du pouvoir judiciaire et expose les juges à la vindicte populaire. Il rappelle que, malgré des critiques constantes, l’APR a « toujours respecté les décisions de justice » durant ses douze années de gouvernance.
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Le débat sur les audits et la dette cachée
Interrogé sur les audits en cours et les accusations de mauvaise gestion sous l’ancien régime, Hamidou Anne dénonce des poursuites « politiques » et rappelle que « aucun procès n’a encore eu lieu ». Il soutient que les enquêtes en cours sont motivées par une volonté d’humilier des responsables de l’ancien pouvoir et invite le gouvernement à publier les rapports, notamment celui du cabinet Mazars.
Une charge contre Pastef
Le responsable de l’APR va plus loin en affirmant que Pastef n’a « aucun projet révolutionnaire » et serait plutôt un parti « réactionnaire et autoritaire ». Il accuse ses adversaires de pratiquer le débauchage politique, en contradiction avec leurs engagements d’éthique et de rupture.
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APR : une opposition en reconstruction
Abordant les perspectives politiques, Hamidou Anne affirme que l’APR se positionne comme « la force motrice de l’opposition ». Le parti est en pleine restructuration interne, avec un programme alternatif déjà en préparation pour les prochaines échéances électorales.
Dialogue possible, mais sous conditions
Malgré la dureté de ses critiques, Hamidou Anne estime qu’un dialogue reste possible entre « républicains soucieux des intérêts vitaux du pays ». Toutefois, il fixe des conditions : renoncer aux insultes, à la calomnie et à toute tentative d’intimidation des institutions. Pour conclure, il réaffirme son optimisme quant à l’avenir du Sénégal : une nation qu’il juge solide, ancrée dans une tradition démocratique forte, et capable de retrouver une gouvernance vertueuse.


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