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'Notre volonté est de bien former les jeunes qui vont représenter l'Afrique' - Oumar Ka, DG IBS

L'International Business School (IBS) a ouvert ses amphithéâtres, à Dakar, durant l'année 2022. À une époque où une kyrielle d'écoles s'embourbent dans une rude concurrence pour répondre à une insatiable demande, cet institut flambant neuf se veut être un pilier de la formation professionnelle pour la jeunesse sénégalaise et plus largement celle africaine. Nous avons rencontré son fondateur et directeur général, Oumar Ka, avec qui nous-nous sommes largement entretenus sur la vocation de l'IBS ainsi que les possibles débouchés des formations qui y sont dispensées. [Entretien]

International-Business-School-(IBS)

Présentez-vous à nos lecteurs

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Je m'appelle Oumar Ka et je suis le directeur général de l'International Business School. L'IBS a été créé en août 2022 mais c'est pratiquement un projet qui date de 2016 et que je tenais vraiment à mettre en place. Au début, c'était un tout petit peu compliqué, d'autant plus que tous les moyens dont on avait besoin pour sa mise en place n'étaient tout simplement pas réunis. C'est pourquoi ça a tardé un tout petit peu à voir le jour et que ça a pris en tout six ans pour construire le projet. C'est le temps qu'il a fallu pour se préparer et rencontrer d'autres personnes de bonne volonté qui finalement ont accepté de me rejoindre dans ce projet-là comme associées, jusqu'à ce qu'à la mise en place de cet Institut qui, comme je l'ai dit, est à vocation panafricaine.

Quelle orientation pédagogique avez-vous adoptée à l'IBS ?

À l'IBS, nous sommes orientés vers la formation professionnelle. Sur ce plan, nous avons au moins apporté une certaine innovation en essayant tout simplement de lier la théorie et la pratique. Ce que nous avions l'habitude de voir dans les universités ou bien dans les instituts classiques, c'est une formation purement théorique.

Maintenant, nous-nous sommes dit qu'il serait important d'apporter une touche d'innovation dans ce domaine en ajoutant cette dose d'alternance. L'étudiant aura la latitude d'aller en entreprise pour découvrir les vraies réalités de l'organisation, comprendre son fonctionnement, mais également mettre en application ce qu'il a appris dans la formation théorique.

Grâce à un apprentissage avec des connaissances théoriques et pratiques, il ne sera pas un novice en la matière. ce dont il l'a théorisé en classe. Aujourd'hui dans le marché sénégalais, la plupart des entreprises qui recrutent demandent un certain nombre d'années d'expérience aux jeunes. Et souvent, cela constitue un vrai handicap pour les étudiants.

Prévoyez-vous des stages pédagogiques en ce sens ?

C'est ce que j'ai évoqué tout à l'heure. Vous savez que, par exemple, ce qui fait la différence entre un étudiant qui vient à l'International Business School et un autre est que la plupart du temps ces derniers n'ont pas la chance de bénéficier de ces stages-là. Aujourd'hui, un étudiant de l'IBS a la possibilité dès sa première année de faire un stage, en deuxième comme en troisième année et ce, jusqu'à la fin de son cycle. Devant un recruteur, il pourra faire valoir cette expérience professionnelle-là contrairement à un autre qui n'a jamais eu la chance de pratiquer.

Donc, c'est l'expérience qui fait la différence, quand vous théoriser et vous pratiquez en même temps, vous allez damer le pion à quelqu'un d'autre qui n'a pas eu la même chance.

Quelles sont vos filières diplômantes ?

Nous avons différentes filières que nous retrouvons dans des pôles. C'est-à-dire que nous avons un pôle technique où l'étudiant a la possibilité de se former en Génie civil, Génie informatique, Génie agroalimentaire etc. Etc. Un pôle Gestion où on retrouve le Marketing et la Communication, les Transports et Logistique, le Commerce international, Gestion des Ressources humaines, Qualité Hygiène et Sécurité de l'Environnement... Nous avons aussi un pôle Gouvernance publique dans lequel on trouve des formations en Relations internationales, en Sciences politiques, en Sécurité et Défense internationale... Et finalement un pôle Santé où nous formons des délégués médicaux, des vendeurs en pharmacie, etc.

Nous voulons créer en quelque sorte créer une symbiose qui permettra une insertion rapide des jeunes pour pouvoir participer au développement de ce pays.

Quel est le niveau minimum requis pour étudier à l'IBS ?

Nous sommes dans l'Enseignement supérieur et nous appliquons carrément ce qu'on appelle le système LMD. Donc, il faudra être titulaire d'un Baccalauréat pour pouvoir intégrer l'International Business School. Par contre, nous avons également la possibilité d'intégrer au moins des élèves qui ont le niveau bac, dans des formations techniques à l'issue desquelles ils obtiennent des Brevets Professionnels (BP). On retrouve des étudiants des niveaux BFEM jusqu'au baccalauréat. Le brevet c'est quand même l'équivalent pratiquement du bac sous la bannière du ministère de la Formation professionnelle.

Où est ce que vous voyez l'IBS dans les prochaines années ?

L'International Business School a été créée pour former mais aussi pour, en quelque sorte, inculquer une certaine prise de conscience à la jeunesse. Et quand je parle de la jeunesse, je ne parle pas seulement de la jeunesse sénégalaise, mais celle africaine. Si vous regardez bien, nous avons, au niveau de notre logo, le monument de la Renaissance africaine qui est un d'une symbolique forte parce que nou- nous sommes dit qu'aujourd'hui il est important que la jeunesse africaine puisse comprendre véritablement que c'est à eux de prendre en mains le destin du continent et que ce défi est à relever ici même en Afrique.

Mais il va falloir tout simplement que cette jeunesse-là soit très bien formée, très bien encadrée, très bien orientée, très bien outillée, afin qu'elle puisse avoir toutes les armes pour pouvoir véritablement défendre ce continent. Donc il va falloir, en tant que jeunes, que nous croyions en nous et comprenions que nous avons notre mot à dire. Ce continent compte beaucoup sur nous et je fais partie des jeunes qui y croient profondément.

Je me rappelle l'ancien président de la République, Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, qui disait lors de sa prestation de serment quand il venait d'accéder au pouvoir : "J'ai foi en la jeunesse sénégalaise et plus particulièrement en la jeunesse africaine mais pour que celle-ci ne soit pas dépaysée dans ce monde actuel, un monde de compétition, dont les outils les plus précieux sont l'ordinateur et Internet, elle a besoin de formation.", et là encore, il me plaît de répéter "Dis-moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel peuple tu seras. Mais la formation qui a déjà un coût élevé n'est pas une fin en soi, il n'y a pas de secret, il faut travailler, beaucoup travailler, encore travailler, toujours travailler.", disait-il.

Si on comprend bien, il ne faisait pas qu'inciter la jeunesse à travailler plus fort mais il lui faisait comprendre que si elle voulait bien travailler, il fallait qu'elle soit d'abord bien formée. C'est ce qui explique aujourd'hui notre engouement et notre volonté à bien former les jeunes qui vont représenter l'Afrique à la tribune du monde et gérer notre continent de la plus belle des manières.

En prenant l'exemple de Gabriel Attal, qui à moins de 35 ans officie dans les plus hautes sphères de la République française, j'aimerai que les jeunes sénégalais puissent s'impliquer davantage dans le développement de notre nation en occupant des postes de haute responsabilité.

Votre mot de la fin…

Je fais appel à la jeunesse qui a soif de connaissances ainsi qu'à l'État, que nous soutenons totalement dans sa politique de formation des jeunes. Je lance aussi un appel aux entreprises et acteurs qui peuvent nous accompagner dans le cadre de l'insertion professionnelle des jeunes pour leur fournir des stages, des visites pédagogiques. Nous savons que, généralement, la première chose qu'on demande à un demandeur d'emploi c'est s'il a l'expérience professionnelle or, il faut lui offrir au moins une première chance d'obtenir cette expérience-là.

Pour plus d’informations, visitez le site Web : https://ibs-dakar.com/

Adresse : Mermoz Pyrotechnie, 67 Rue MZ 74, Dakar

Téléphone : 77 156 04 04

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