Retour sur la mini série Black and White… [Opinion]

Produit en 2020, la mini série Black and white fait parti des dernières productions à prendre en charge le sujet de la colonisation a travers une fiction. Retour sur la série…

B and W

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Une très belle réalisation du légendaire Moussa Sène Absa. Une mini série créée par Jacques Kirsner. Personnellement, nous avons bien aimé la manière subtile dont les différents événements ont été brossés : Exposition de l'année 1931 - l'Histoire de Jean Mermoz et surtout les mutations consécutives à l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. La série relate bien une certaine réalité : l'exclusion des africains dans les mutations suite à l'arrivée d'un gouvernement de Gauche.

Autre fait appréciable développé dans la série : les mutations et les conflits au début de la guerre entre les vychistes et les gaullistes à Dakar. Je pense qu'il serait beaucoup plus intéressant d'insister sur le bombardement de Dakar en Septembre 1940, une situation brossée de manière très superficielle dans la série.

Le troisième concerne le récit. Malheureusement la série n'a pas pris en compte certains personnages et événements (ce qui est compréhensible), d'où la nécessité de créer des films et séries qui réhabilitent les héros africains. Dans ce sillage, je cite deux exemples :

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- En premier, nous avons le personnage d'Ibrahima Sarr et la grève des cheminots des années 40. Aucune référence s'agissant de ces deux éléments très importants.

- Deuxièmement, il y a le personnage de Lamine Gueye qui n'a pas été évoqué dans le film. On ne peut pas parler du succès politique de Senghor sans faire référence à Lamine Guèye. Encore je n'évoque pas son rôle majeure dans la suppression du code de l'indigénat.

En somme, la série reste une belle production. Les décors sont de qualité ainsi que les acteurs. Par contre, la série livre une image assez lisse de la colonisation. Dans la mini série, des tirailleurs 《 engagés volontaires sont représentés 》. Cette situation met le voile sur le mode de recrutement qui pouvait être très violent comme l'illustre le film Emitaï de Sembene Ousmane.

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