Culture : qui était Mariama Ba ?

Mariama Bâ, née le 17 avril 1929 à Dakar, et morte dans la même ville le 17 août 1981. Issue d’une famille aisée, elle grandit entourée de ses grands-parents après le décès prématuré de sa mère. Avec son plus célèbre roman, Une si longue lettre, elle remporte le Prix Noma de publication en Afrique à Francfort en 1980.

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Née en 1929 à Dakar, Mariama Bâ est une auteure sénégalaise. Son père, lui, travaille pour le gouvernement. Dès 1943, alors âgée de 14 ans, Mariama Bâ intègre l’Ecole normale de Rufisque, dont elle sort diplômée trois ans plus tard. Elle devient alors enseignante pendant 12 ans avant de rejoindre l’inspection régionale de l’enseignement. Mariée à 3 reprises, Mariama Bâ s’engage dans plusieurs associations défendant les droits des femmes.

En 1979, l’auteure publie Une si longue lettre, un roman qui défend une vision féministe face au poids des traditions en Afrique. Véritable succès, ce roman est récompensé par le Prix Noma de publication en Afrique à Francfort en 1980. Mariama Bâ écrit également Un chant écarlate, un roman qui relate l’échec d’un mariage mixte. Elle décède en 1981 des suites d’un cancer, avant la publication de son second livre.

Elle a été élevée par ses grands-parents dans un milieu musulman traditionnel et son père était ministre de la santé au Sénégal en 1956. Issue d’une famille traditionnelle et musulmane, Mariama Bâ intègre une école française après la mort de sa mère et se fait remarquer par des résultats distingués.

Par conséquent, elle se décide à intégrer l’École Normale de Rufisque en 1943, qu’elle quitte munie d’un diplôme d’enseignement en 1947. Après douze ans durant lesquelles elle exerce sa profession, elle demande sa mutation au sein de l’Inspection régionale de l’enseignement, sa santé étant devenue fragile.

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Ayant donné naissance à neuf enfants, elle obtient le divorce de son conjoint, le député Obèye Diop. Suite à son expérience du mariage, Mariama Bâ s’engage pour nombre d’associations féminines en propageant l’éducation et les droits des femmes. À cette fin, elle prononce des discours et publie des articles dans la presse locale.

Dès sa publication en 1980, son premier roman en forme épistolaire connaît un réel succès et est retenu pour la remise du Prix Noma lors de la Foire du livre de Francfort. Elle meurt peu de temps plus tard d’un cancer et avant la sortie de son deuxième roman. Un Lycée de Dakar (La Maison d’Éducation Mariama Bâ) porte à ces jours son nom.

Ses œuvres reflètent les conditions sociales de son entourage immédiat et de l’Afrique en général, ainsi que les problèmes, qui en résultent, tels que polygamie, castes, exploitation des femmes – pour le premier -, opposition de la famille, manque de capacité de s’adapter au nouveau milieu culturel face à des mariages interraciaux – pour le deuxième roman.

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