Ça se précise un peu plus pour le leader de PASTEF/Les patriotes. La commission ad hoc chargée de statuer sur la levée ou non de l'immunité parlementaire d'Ousmane Sonko, a décidé de l'envoyer en séance plénière. Ce, malgré le refus de ce dernier de déférer à la convocation qui lui a été envoyée et la démission des députés de l'opposition Cheikh Bamba Dièye et Moustapha Guirassy.

Autant dire que d'ici quelques jours, le député Ousmane Sonko ne disposera plus de son immunité parlementaire. C'est en tout cas le sort le plus probable qui se profile pour l'opposant et leader de PASTEF, face à uneassamblée pour la majorité affiliée pouvoir.

Malgré les démissions de Moustapha Guirassy et de Cheikh Bamba Dièye, la commission devant statuer sur la levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko, accusé de viols et de menaces de mort par une masseuse d’un salon de beauté, a fini ses travaux. Elle s’est réunie, ce lundi, pour l’audition de Ousmane Sonko qui a brillé par son absence mais défendu par Aida Mbodji.

Les députés, dans leur majorité, ont accepté que Ousmane Sonko soit envoyé en plénière dans les prochains jours pour la levée de son immunité parlementaire. Le rapporteur de la commission, Mame Bounama Sall va rédiger le rapport qui sera transmis au bureau de l’Assemblée nationale. Cependant, le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Cheikh Bara Doli Mbacké campe sur sa position. Selon lui, ils sont contre la levée de l’immunité parlementaire de leur collègue et ils vont se battre jusqu’au bout pour avoir gain de cause.

« La commission s’est réunie et a pris la décision d’envoyer Ousmane Sonko le dossier en plénière pour la levée de l’immunité parlementaire. Mais, notre position demeure la même. Nous sommes contre la levée de cette immunité parlementaire. Notre combat, c’est de continuer à défendre Ousmane Sonko, victime d’un complot politique. Ce qui est injuste », a déclaré Cheikh Mbacké Bara Dolli au sortir des travaux de la commission.