Cameroun : meurtre d'un journaliste à Bamenda

Au Cameroun, un journaliste a été tué, dimanche soir à Bamenda. Il s’agit au moins du troisième meurtre d'un professionnel des médias dans le pays cette année.

Presse sénégalaise

Anye Nde Nsoh, chef du bureau de l'hebdomadaire "The Advocate" pour les régions de l'Ouest et du Nord-Ouest, se trouvait dans un pub du quartier de Ntarikon à Bamenda lorsque des assaillants non identifiés ont ouvert le feu sur lui, a déclaré sa collègue Melanie Ndefru, qui se trouvait à proximité du lieu de l'attaque.

Au début de l'année, un présentateur de radio et un journaliste ont été tués dans deux attaques distinctes à Yaoundé, la capitale, ou dans ses environs. L'Association camerounaise des journalistes anglophones (CAMASEJ) a demandé l'ouverture d'une enquête. La mort de Nsoh intervient dans un contexte marqué par le conflit entre les autorités camerounaises et certaines factions séparatistes dans les régions anglophones.

La publication du classement 2023 de la liberté des médias, le mercredi 3 mai 2023, fait observer que le Cameroun est classé à la 138e place après avoir occupé la 118e en 2022. Revenant sur l’affaire de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, Reporters sans frontières relève qu’en dépit d’un paysage médiatique fourni, le Cameroun figure parmi les pays les plus dangereux pour l’exercice de la profession.

« Doté d’un paysage médiatique parmi les plus riches du continent, le Cameroun n’en est pas moins l’un des pays les plus dangereux d’Afrique pour les journalistes. Les professionnels de l’information y évoluent dans un environnement hostile et précaire. Le journaliste de renom Martinez Zogo a été enlevé et assassiné début 2023 », a indiqué Reporters sans frontières.

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