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Les élections à surveiller en Afrique en 2023

L’année 2023 est une année charnière en Afrique sur le plan politique en raison d’un agrégat de facteurs en perspective : inflation, violences intercommunautaires, exploitation de ressources énergétiques, etc. Des géants du continent tel que le Nigeria et la RDC se dirigent vers des échéances électorales à haut risque avec comme toile de fond de potentielles instabilités politiques et des contestations.

Election présidentielle à Kisumu, au Kenya, le 9 août 2022. James Kayi/AP

Les élections présidentielles ou législatives de cette année nous posent une question : certains pays africains vont-ils consolider leurs acquis démocratiques ou sombrer dans le chaos. Une question d’autant plus légitime que rien n’est acquis en démocratie.

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Et…sans verser dans l’afro-pessimisme, l’Afrique nous a habitués à des spectacles bien déshonorants, même si l’on peut être optimistes parfois (les élections législatives du 8 janvier au Bénin ont vu la participation de trois partis d'oppositions, contrairement à 2019, où ils étaient mis à l'écart).

  1. Bénin (élections législatives le 8 janvier)
  2. Gabon (élection présidentielle, la date n’est pas encore connue)
  3. Liberia (élection présidentielle, le 10 octobre)
  4. Madagascar (élection présidentielle en novembre)
  5. Nigeria (élections présidentielle, législatives, locales, le 25 février) 
  6. Sierra Leone (élections présidentielle, législatives, locales, le 24 juin)
  7. RDC (élection présidentielle, le 20 décembre)
  8. Zimbabwe (élections générales, juillet ou août, selon la Commission électorale du Zimbabwe/ZEC)

À noter que la Libye est toujours dans l’impasse alors que les élections au Soudan du Sud, initialement prévues en février 2023, ont été reportées. « Les prérequis aux élections contenus dans l’accord de paix de 2018 tardent en effet à être mis en œuvre. Il s’agit notamment du recensement de la population, du retour des 4 millions de réfugiés et déplacés internes, l’unification des forces armées ou encore de la rédaction de la Constitution », renseigne TV5 monde.

S’exprimant sur le site de DW, Fonteh Akum, directeur de l'Institut d'études de sécurité, estime qu’il faudra particulièrement surveiller le Nigeria, où le président sortant ne se représentera pas. « Les élections nigérianes sont vraiment importantes parce qu'il s'agit de l'une des plus grandes économies du continent et que le Nigeria est confronté à des problèmes de sécurité. Mais aussi à cause la jeunesse nigériane, qui pourrait faire pencher la balance entre les grands partis dans un sens ou dans l'autre », assure-t-il.

Ensuite, « il existe un risque élevé de protestations politiques, de manifestations de masse et de grèves dans un certain nombre de pays. D’autant que les crises géopolitiques internationales, comme la guerre en Ukraine, et leurs conséquences économiques, vont continuer à peser sur le quotidien des populations en Afrique », si l’on se fie à l’Institut de recherche Economist Intelligence Unit.

Alex Vines du think thank londonien Chatham House semble être plus pessimiste. Il pense que les crises qu’a connues le continent africain persisteront en 2023, notamment en Afrique de l’Ouest, affecté par des coups d'État en 2022 et où l'insécurité progresse. « Malheureusement, les conflits vont continuer, surtout dans la région du Sahel, en particulier au Mali et au Burkina Faso, mais aussi de plus en plus au Niger », se désole-t-il.

Il va plus loin en déclarant qu'au Cameroun et au Nigeria « la situation reste préoccupante, car une grande insécurité règne dans certaines parties de ces pays. À voir également si l'accord de paix éthiopien de 2022 perdure. L'est de la RDC est aussi un foyer de crise. Enfin, le nord du Mozambique reste une source d'inquiétude ».

Enfin, la RDC mérite une attention particulière. L’élection de décembre intervient dans un contexte de violences perpétrées par des milices dans l’est du pays. La crainte majeure de la « communauté internationale » réside dans le fait que ces dernières puissent influer sur la tenue de ce scrutin.

En général, certains pays africains servent souvent de laboratoire aux autres. Cette année devrait nous permettre de répondre à une kyrielle de questions qui prennent la forme d’une cocotte-minute (chose sous pression sur le point d’exploser).

D’abord, au Sénégal, face au vif débat juridico-institutionnel, le président Macky Sall va-t-il briguer un troisième mandat ?

Ensuite, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad mettront-ils fin aux transitions en 2024 ?

Enfin, le Congrès national africain (ANC) connaitra-t-il sa première défaite après les premières élections libres organisées en Afrique du Sud en 1994 ?

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