La loi a été adoptée à la majorité parlementaire, hier, lundi 11 janvier, après quatre heures de débat, à l’Assemblée nationale.

Les articles relatifs aux catastrophes naturelles ou sanitaires ont été donc intégrés à la réforme, 51 ans après la loi 69-29 du 29 avril 1969, sur l’état d’urgence et l’état de siège.

Avant que le projet de loi ne soit soumis au vote, des tiraillements ont été notés entre les différents camps. La proposition de motion préjudicielle de l’opposition, visant à suspendre l’examen, a été rejetée par le camp du pouvoir. Qui est resté droit dans ses bottes, arguant que l’heure est grève et qu’il s’agit de sauver des vies.

Des membres du collectif citoyen, Noo Lank, ont tenté une incursion au sein de l’hémicycle pour déposer leur lettre de protestation mais en vain.

Défendant le projet de loi en question, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Antoine Félix Diome, a rappelé que toutes les décisions ont été prises dans le but de protéger davantage les populations contre la Covid-19. Pour l’heure, a indiqué le ministre de l'intérieur, les horaires du couvre-feu ont été maintenus de 21 à 05 heures du matin, et sa durée à un mois renouvelable.