Découverte : À la rencontre des « Dialonkés » du Sénégal !

Au sud-est du Sénégal, non loin de la Guinée et du Mali voisins, se trouve un trésor national de musiques, de danses et de traditions qui fait la grande diversité culturelle du pays. Ce trésor porte ici le nom d’ethnies minoritaires qui s’enracinent et résistent loin des grands centres urbains, dans des cultures animistes ancestrales et fascinantes. Parmi ces groupes, Découverte met pour ce numéro l’accent sur le peuple Dialonké.

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S’il est déjà difficile de déterminer la population des ethnies minoritaires, la population de l’ethnie dialonké est encore plus difficile à estimer. Un exode rural précoce et important empêche en effet toute approximation. L’ethnie dialonké ne représente au Sénégal qu’un petit groupe isolé. Elle est localisée dans la région de Kédougou, plus précisément dans la zone de Fongolimbi à la frontière guinéenne. Langue parlée : Leur langue appartient au groupe mandé fou apparenté au soussou et au mendé

Après l’éclatement de l’Empire Mandingue, les Dialonké, aux côtés des Bédik et des Coniagui, se dispersent. La fuite des ethnies devant l’invasion peulh et la création de nouveaux foyers de peuplement ont très probablement contribué au mélange des ethnies qui conservent aujourd’hui encore de nombreux points communs. C’est au XIIe siècle qu’a lieu l’installation des principales familles dans le Fouta : les Camara, les Niakhasso et les Keita, toutes trois issues de familles royales de l’Empire Mandingue.

La société dialonké se divise en trois classes d’âge. La première, qui commence à la naissance, va jusqu’au quinzième anniversaire du jeune dialonké. La deuxième classe comprend les jeunes gens jusqu’à ce qu’ils atteignent entre trente-cinq et quarante ans. Suit la troisième et dernière classe d’âge.

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Si la première est l’âge de l’enfance et de l’absence de responsabilité, la deuxième classe est considérée comme une pièce maîtresse de la société dialonké, représentant la force de travail, l’âge de la procréation, tout le dynamisme de la société. La dernière classe est bien sûr synonyme de sagesse, de savoir mais également de pouvoir. Elle doit transmettre aux jeunes hommes les secrets de la société afin qu’ils sachent à leur tour la régir avec intelligence et dans le respect de la tradition.

Les anciens doivent être des modèles et sont censés faire montre d’un comportement irréprochable. Chez les Dialonké, on compte un nombre restreint de noms de famille : les Niakhasso, les Keita et les Camara, noms des anciens rois mandingues, les Danfakha, esclaves de ces rois, les Cissokho, les Daniokho, les Kondjira, griots ou forgerons. Aujourd’hui, la distribution des tâches est plus fluctuante qu’autrefois : les chefs de village sont par exemple élus par la population et peuvent appartenir à n’importe quelle famille.

Autrefois, les prénoms étaient au nombre de sept pour les filles et sept pour les garçons puisque l’on donnait à l’enfant le nom du jour de sa naissance. Aujourd’hui, l’islamisation a ouvert le nombre des possibilités et les enfants portent très souvent le nom de l’Islam.

Les Dialonké, originellement chasseurs et cueilleurs sont aujourd’hui agriculteurs. Le village de Fongolimbi est connu pour l’abondance de sa production de mangues. Les Dialonké pratiquent un artisanat varié, ils réalisent non seulement de la poterie et de la vannerie mais encore du tissage.

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