Certains soutiens du leader de Pastef/Les patriotes digèrent mal la publication de la plainte relative aux accusations de viols et menaces de mort contre Ousmane Sonko. Les locaux du journal Les Echos, qui a ébruité l’affaire, ont été placés sous surveillance policière, pour balayer tout risque de les voir une nouvelle fois saccagés.

Dans un encadré publié samedi, le journal en question indiquait "faire l’objet d’appels téléphoniques de toutes sortes" depuis avant-hier vendredi, date de la publication de l’affaire de mœurs. "Certains pour savoir si nous mesurions la gravité de l’article qui a barré notre Une ; d’autres pour nous traiter de tous les noms, allant même jusqu’à proférer des menaces et des insultes. Devons-nous faire de la rétention parce que simplement c’est Ousmane Sonko ? C’est cela la grande question…", y lit-on.

Après l’audition de l’accusatrice, Adji Sarr, la propriétaire du salon de massage "Sweet Beauté Massage", N. K. Ndiaye, est placée en garde-à-vue pour des faits d’incitation à la débauche et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs.

Ousmane Sonko, lui, est convoqué demain lundi, à la Section de recherches (SR) de la Gendarmerie de Colobane.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, l’opposant évoque une tentative de liquidation politique avant la présidentielle de 2024. A l’en croire, après Khalifa Sall, Karim Wade, c’est son tour. "Chers amis, militants et sympathisants, soyez rassurés que je n’ai rien à voir avec ces mensonges crapuleux", a-t-il déclaré.

Pour rappel, le siège du journal Les Echos a déjà été vandalisé le 03 août 2020, par des disciples "Moustarchidines" (branche de la Tarikha Tidiane), pour avoir publié un article qui révélait que leur guide, Serigne Moustapha Sy, avait chopé le coronavirus.