Manifestation : Y en a marre, Frapp et Cie comptent aller jusqu'au bout

Les collectifs Frapp, YAM et autres refusent de se plier aux restrictions du préfet de Dakar concernant leur marche de protestation contre le parrainage, prévue ce mercredi 23 mars.

Frapp et Y en a marre

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Des mouvements de la société civile sénégalaise dont Frapp France Dégage, Y en a marre et autres comptent marcher de gré ou de force, mercredi, contre le parrainage "imposé" à tout candidat désireux de participer aux élections législatives prochaines. Guy Marius Sagna et ses camarades qui ont fait face à la presse ce mardi, rejettent l’itinéraire que le préfet de Dakar, Mor Talla Tine, leur a tracé, à savoir "de la Place de la Nation jusqu’au Rond-point Rts".

Guy Marius Sagna et ses camarades veulent marcher de la Place de l'Obélisque jusqu'au ministère de l'Intérieur, ce pour remettre une lettre de protestation à Antoine Felix Diome. Ce qui ne convient pas au préfet de Dakar, Mor Talla Tine, du fait de l’arrêté Ousmane Ngom, interdisant les manifestations publiques au Plateau.

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Ce dernier a proposé aux manifestants cet itinéraire : "De la Place de la Nation jusqu’au Rond-point Rts". Ce que refusent catégoriquement les mouvements citoyens qui ont rappelé au préfet qu’ils vont organiser cette marche et maintenir leur itinéraire initial "avec ou sans autorisation" avant de lui demander "de prendre ses responsabilités".

L'ORDONNANCE DE LA CÉDÉAO POUR LA SUPPRESSION DU PARRAINAGE

Pour sa part, l'activiste Dj Malick a rappelé qu' "à la date du 28 avril 202, dans un arrêt de 32 pages", la Cour de justice de la CEDEAO a estimé que "le système de parrainage constitue un véritable obstacle à la liberté et au secret de l’exercice du droit de vote, d’une part et une sérieuse atteinte au droit de participer aux élections en tant que candidat, d’autre part".

Dans le même sens, Aliou Gerrard, membre de Frapp, déclare à propos du parrainage : "c'est un filtre pour le président de la République qui va lui permettre de voler les prochaines élections législatives et de sélectionner les candidats".

Poursuivant, il a estimé que : "C'est injuste et inimaginable d'attendre jusqu'à ces élections législatives pour exiger le parrainage". "Pourquoi l'Etat ne le faisait pas lors des élections locales 2022 ?", s’est interrogé Aliou Gerrard.

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