L'arrivée de plusieurs vaccins contre le Covid-19 sur le marché fin 2020 a sonné une période d’espoir et de soulagement après près d'un an de pandémie mondiale. Le vaccin AstraZeneca est alors proposé comme un “moyen efficace” pour éradiquer le fléau. Le nom AstraZenica renvoie à celui d’un groupe pharmaceutique, né de la fusion en avril 1999 du suédois Astra et du britannique Zeneca.

Mais, dans le même temps, des variants du coronavirus ont été identifiés dans plusieurs endroits du monde, et l'efficacité desdits vaccins contre ces mutations est parfois jugée moindre. C’est le cas notamment pour l’Afrique du Sud qui avait déjà passé une commande dont le premier contingent s’élevait à plus d’un million de doses. Par contre, une étude locale réalisée auprès de 2 000 volontaires, vient de démontrer le manque d’efficacité du vaccin d'AstraZeneca face au variant découvert dans le pays. Les scientifiques locaux affirment en effet, que cette variante représente 90% des nouveaux cas de Covid dans le pays. Le gouvernement a donc annoncé de suspendre la vaccination avec les doses du laboratoire.

C’est le même constat qui est fait en Grande Bretagne qui est le premier pays où est apparu un variant du Covid. Alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent concernant le vaccin d’AstraZeneca et de l’université d’Oxford, cette inefficacité sonne comme une menace de la confiance qui était dès lors très élevée de la part des Britanniques dans ce vaccin « national », conçu par le plus prestigieux campus du pays et produit par la firme anglo-suédoise, pour l’essentiel sur le sol britannique.

Les conséquences économiques sont déjà présentes pour les pays à faibles revenus qui s’étaient engagés avec la firme pharmaceutique. Toujours dans le cas de l’Afrique du Sud, chaque dose a coûté cinq dollars c’est-à-dire, plus du double du prix payé par l’Union Européenne, qui a financé le développement du vaccin. Bien qu’ayant participé aux essais cliniques, le pays a attendu ce mois de janvier pour acheter des vaccins, alors qu’il y a peu de stocks disponibles. Ce qui semble être dès lors un vrai camouflet aux poches du contribuable.

Dans un contexte mondial où la course au vaccin semble être le meilleur moyen de contrer les ravages liés à la pandémie, certains pays deviennent plutôt réticents quant à la suite à donner à ce vaccin qui était quand même porteur d’espoir.