"Nous avons approuvé la recommandation ce matin", a déclaré à l'AFP le président de l'UNFP, Philippe Piat. "L'idée est que les joueurs reportent une partie de leur salaire d'avril pour permettre aux clubs de faire face", lors de ce qu'il a qualifié de "situation sanitaire dramatique".

Les représentants des clubs et des joueurs se sont mis d'accord sur une "recommandation" commune qui verrait les footballeurs accepter un salaire temporairement réduit, qu'ils recevront une fois l'argent des droits TV payé.

Les diffuseurs Canal + et beIN Sports ont pour l'instant suspendu les paiements, principale source de revenus des clubs, après que la saison ait été suspendue indéfiniment le mois dernier.

Les réductions de salaire seront calculées sur une échelle mobile à partir de 20%, les plus hauts revenus - ceux qui empochent plus de 100 000 euros par mois - sont confrontés à une réduction de 50%.

Les joueurs gagnant moins de 10 000 euros ne seront pas concernés.

En vertu du droit du travail français, l'accord ne peut pas être appliqué légalement, bien que le président de l'UNFP s'attende à ce qu'une "grande majorité ne s'oppose pas" à l'accord.

"Nous leur conseillons de l'accepter car il s'agit de sauver des emplois. Sans cet effort temporaire, la profession en souffrirait", a-t-il déclaré.

Plusieurs clubs de Ligue 1, dont Lyon et Marseille, ont déjà placé leurs équipes sur le chômage partiel pour économiser de l'argent, une décision qui signifie qu'ils ne paient que 70% des salaires, l'État payant le reste, bien que limité à 4850 euros par employé.

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