Boire trop de lait tue [Étude]

Une étude suédoise vient remettre en cause les bienfaits du lait dans le renforcement de nos os, largement vantés depuis toujours.

Produits laitiers

Grâce à sa composition nutritionnelle particulièrement riche (18 des 22 nutriments essentiels), le lait fait toujours figure d’aliment-référence en matière de prévention de l’ostéoporose. Une récente étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Uppsala, vient pourtant de jeter un grand froid : non seulement, le lait ne réduirait pas le risque de fractures, mais en plus, il augmenterait sensiblement le risque de décès.

les femmes absorbant plus de trois verres de lait par jour seraient plus vulnérables aux fractures et surtout, auraient plus de risque de mourir. “Les femmes qui consomment trois verres ou plus de lait par jour ont un risque relatif de décès “de 90% plus élevé“ et un risque de fracture de la hanche “de 60% plus élevé“ par rapport à celles qui boivent moins d'un verre par jour“, explique le Pr Karl Michaelsson, principal signataire de l'étude.

Chez les hommes, le lien statistique entre grande quantité de lait consommé et risque de décès est également observé mais “de manière moins prononcée“ tandis qu'aucun lien n'est observé pour les fractures.

L’étude a porté sur près de 100 000 personnes (dont une majorité de femmes âgées de 39 à 74 ans), suivies pendant une vingtaine d’années. Au cours de cette période, 15 541 femmes sont décédées et 17 252 ont présenté une fracture du col fémoral, tandis que 10 112 hommes sont décédés et seuls 5 066 ont vu leur fémur se fracturer. L’analyse de ces faits et les conclusions qui en découlent sont spectaculaires : le risque de mortalité est presque doublé chez les femmes qui boivent 3 verres de lait par jour ou plus. Chaque verre supplémentaire entraîne ainsi une augmentation de 15% de la mortalité chez les femmes ! Ce risque apparaît plus modeste chez les hommes puisqu’il n’est que de 3%.

Des données provenant de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, ont montré qu’en 2007, la Suède était le pays du monde où l’on consommait le plus de lait par personne dans le monde.

La consommation de lait ne semble pas non plus améliorer le risque de fracture, puisque pour chaque verre de lait supplémentaire, apparaît au contraire une faible augmentation du taux de fractures. Les chercheurs ont également constaté un lien entre la consommation de lait et la concentration urinaire de certains marqueurs du stress oxydant et de l’inflammation, comme le 8-iso PGF1α et les interleukines 6. Qu’en est-il des autres produits laitiers ? Comme le pressentaient les chercheurs, ces derniers seraient bien associés à une réduction du risque de fractures et de décès. Toutefois, l’intervention de facteurs confondants reste possible ; il convient donc de ne pas interpréter trop rapidement les résultats de cette étude qui fait déjà grand bruit.

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