Libéria : Georges Weah perd le pouvoir et reconnait sa défaite

George Weah concède sa défaite à la présidentielle face à l’opposant Boakai.

Le président du Liberia, ici le 19 novembre 2021 à Monrovia, George Weah a admis sa défaite JOHN WESSELSAFP

L’actuel président du Liberia George Weah, ancienne star du football mondial, a admis sans attendre la fin du dépouillement sa défaite à l’élection présidentielle, ce vendredi 17 novembre.

Les résultats publiés par la commission électorale, après des votes dans plus de 99 % des bureaux, donnaient 50,89 % à Joseph Boakai, 78 ans, et 49,11 % à George Weah, ancien joueur notamment de Monaco, du PSG et du Milan AC. Joseph Boakai prend sa revanche contre celui qui l’avait largement battu au second tour en 2017 avec plus de 61 % des voix, mais auquel ses détracteurs reprochent de ne pas avoir tenu ses promesses de combattre la pauvreté et la corruption.

« L’élégance dans la défaite »

« Ce soir, le CDC (le parti de M. Weah) a perdu l’élection mais le Liberia a gagné. C’est le temps de l’élégance dans la défaite », a déclaré George Weah, dans un discours sur la radio publique. « Les résultats annoncés ce soir, bien que non finaux, indiquent que (M.) Boakai a une avance que nous ne pouvons rattraper. J’ai parlé au président élu Joseph Boakai pour le féliciter pour sa victoire », a-t-il ajouté.

Au-delà du choix de la personne appelée à diriger ce pays en quête de stabilité après les années de guerre civile et d’épidémie d’Ebola, l’un des enjeux de l’élection était le déroulement pacifique et régulier de l’élection et l’acceptation des résultats, alors que la démocratie est malmenée par une succession de coups d’État en Afrique de l’Ouest.

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La revanche de Joseph Boakai

Joseph Boakai prend sa revanche contre celui qui l’avait largement battu au second tour en 2017 avec plus de 61 % des voix, mais auquel ses détracteurs reprochent de ne pas avoir tenu ses promesses de combattre la pauvreté et la corruption.

Vainqueur, Joseph Boakai prendra pour six ans la tête de ce pays anglophone d’environ cinq millions d’habitants, l’un des plus pauvres du monde. Ce vieux routier de la politique fut de 2006 à 2018 le vice-président d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue cheffe d’État en Afrique. Il a occupé une multitude de postes au sein de l’État ou du secteur privé.

Il s’est imposé malgré son âge face à un adversaire de 21 ans son cadet (57 ans) resté populaire parmi les jeunes, mais qui devait défendre un bilan critiqué.

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