Macky à ADD : 'si vous partez, vous perdrez'

Recalé, Abdoulaye Daouda Diallo est déterminé à présenter à la prochaine présidentielle de février 2024. Mais le chef de l'Etat lui a prédit une défaite au soir du scrutin 24 février 2024.

macky-sall et abdoulaye-daouda-diallo

Le chef de l’Etat a rencontré les candidats à la candidature recalés. Afin d’éviter les frustrations et les dissidences, Macky Sall a entrepris des discussions. Ainsi, a-t-il reçu le président du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), Abdoulaye Daouda Diallo le 11 septembre dans la matinée au Palais de la République. Selon le quotidien l’As, le président Sall lui aurait proposé le poste de Premier ministre, un poste qu’il pourrait garder si Amadou BA est élu président de la République.

Cependant, l’ancien ministre de l’Intérieur aurait décliné l’offre pour, aurait-il dit, se concerter avec sa base et voir quelle attitude adopter pour la présidentielle du 25 février 2024.

Mais lors de leur audience, le président de la République lui déconseille de se présenter sa candidature, et pour cause. « Si vous partez, vous perdrez », aurait lancé Macky Sall à Abdoulaye Daouda Diallo. L’AS, qui rapporte le propos, précise que le chef de file de Bennoo faisait ainsi savoir à son interlocuteur que s’il décide de se présenter sous sa propre bannière à la présidentielle, lui et Amadou Ba perdront tous les deux l’élection présidentielle.

Malgré les insistances du Président, le chef de l’État a échoué dans son entreprise de faire avaler la pilule à son ancien directeur de cabinet. Ce dernier aurait ouvertement fait savoir à Macky Sall qu’il ne roulera pas pour le chef du gouvernement. Abdoulaye Daouda Diallo va démissionner aujourd’hui de sa fonction de président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), informe L'AS. Il va également tenir une conférence de presse le vendredi pour s’adresser aux Sénégalais.

Le journal révèle que l’intervention de chefs religieux, pour éviter la rupture entre Macky Sall et son ancien ministre de l’Intérieur n’a pas produit l’effet escompté. D’ailleurs, ce dernier a rappelé au président de la République qu’il faisait partie des rares personnes, à l’instar de Moustapha Cissé Lo et de Mbaye Ndiaye, à avoir démissionné de leurs postes pour le suivre et le conduire au pouvoir en 2012, après ses problèmes avec le Pape du Sopi, Abdoulaye Wade

ADVERTISEMENT

Témoin d'un événement? Contactez-nous directement sur nos réseaux sociaux ou via:

Email: temoin@pulse.sn

ADVERTISEMENT