Mali-France : Abdoulaye Diop déplace le 'clash' à Dakar

Ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop n’a pas raté la France qu'il accuse d'avoir une responsabilité dans l’instabilité qui règne dans le continent africain. Il participait hier au 8ème Forum sur paix et la sécurité de Dakar.

Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères.

Quand Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, parle des causes de l’insécurité en Afrique, il le dit sans diplomatie. Après son discours à la tribune des Nations unies (Onu), il a remis ça hier, lors du 8ème Forum paix et sécurité de Dakar.

« Il faut que les ingérences dans les affaires intérieures des pays africains et des organisations régionales africaines cessent. Qu’on laisse les Africains travailler, renforcer leur solidarité, mutualiser leurs efforts, renforcer l’intégration régionale », peste le chef de la diplomatie malienne. Ce dernier estime que les considérations géopolitiques ne doivent pas primer sur la vie des populations.

« L’Afrique ne souhaite pas être un terrain de compétition pour quelque partenaire que ce soit. Je crois que chaque partenaire cherche son intérêt. L’Afrique n’est pas naïve, et c’est normal aussi que les partenaires cherchent leurs intérêts. Mais, il appartient aux Africains de pouvoir se positionner pour développer leurs pays et tirer profit de ces partenariats. Ce que nous souhaitons, c’est de ne pas être un terrain de jeu pour les uns et les autres », insiste Abdoulaye Diop.

Dans un contexte où les relations entre la France et le Mali restent tendues depuis l’intervention du groupe russe, Wagner, il dit à qui veut l’entendre que le choix des partenaires est de la responsabilité des Africains. Il a en outre jeté un autre caillou dans le jardin du monde occidental. Il déclare : « Le terrorisme dans beaucoup de nos pays est en parti fabriqué. Je pense que ce n’est pas nouveau. Dans certains cas, l’extrémisme religieux peut conduire à ça. Mais je suis convaincu qu’il y a des phénomènes qui sont créés pour mettre l’Afrique en retard. Pour ne pas nous permettre d’exploiter nos ressources. De ne pas nous permettre d’avoir la paix et la stabilité qui nous permettent de nous unir en tant qu’Africains. »

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