Pourquoi les candidatures de Ousmane Sonko et de Karim Wade sont invalidées

Ousmane Sonko et Karim Wade ont été définitivement écartés de la course de la Présidentielle de février 2024.

conseil constitutionnel

La liste est tombée peu hier samedi 20 janvier 2024 avant 22h. Ils seront 20 en lice pour la présidentielle du 25 février 2024. Un nombre en forte hausse par rapport à 2019 où ils n’étaient que 5 à avoir passé le contrôle du Conseil constitutionnel. C'est d'abord un coup de massue pour Karim Wade du PDS qui voit sa candidature finalement invalidée. Il ne faut avoir que la nationalité sénégalaise pour espérer devenir président au Sénégal.

Or, selon le Conseil constitutionnel, Karim Wade n’a perdu sa nationalité française que le 16 janvier à la suite d’un décret publié au Journal officiel français. Donc la déclaration sur l’honneur attestant qu’il n’avait plus sa double nationalité et qu’il a fournie dans son dossier déposé en décembre est « inexacte » pour les sept sages, qui avaient pourtant validé sa candidature dans un premier temps la semaine dernière.

C’est un recours déposé par un autre candidat, Thierno Alassane Sall, qui a semé le doute et poussé le Conseil constitutionnel à demander des justificatifs. Dans les rangs de sa coalition K24 c’est une grande déception et un nouveau revers. En 2019, sa candidature avait déjà été invalidée, à cause de sa condamnation pour détournement de fonds publics. Exilé au Qatar depuis la grâce présidentielle de Macky Sall en 2016, Karim Wade n’était pas rentré au Sénégal depuis, mais ses proches annonçaient un retour imminent, qui semble désormais compromis. Et le PDS n’a pas prévu de plan B en cas de rejet de la candidature de l’ancien ministre. Le parti va donc devoir décider d’une nouvelle stratégie dans les prochains jours.

La requête déposée par les avocats de Ousmane Sonko pour remettre leur client dans la course présidentielle a été rejetée. Le Conseil constitutionnel dans sa décision rendue publique ce samedi, estime que la condamnation définitive du maire de Ziguinchor dans l'affaire Mame Mbaye Niang le rend inéligible pour une durée de 5 ans. Les sept (7) ont également noté que la pièce manquante de Sonko lors de son dépôt de candidature à savoir l'attestation de la caution "ne saurait lui être reproché".

Ci-dessous les quatre considérants évoqués par le Conseil constitutionnel

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Considérant que le candidat Ousmane SONKO, à l'appui de sa requête, soutient que l'absence de l'attestation confirmant le versement de sa caution, qui a motivé l'irrecevabilité de sa candidature, ne lui est pas imputable, mais résulte plutôt de défaillances de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), qui a reçu son chèque certifié, lui a délivré une quittance le 30 novembre 2023 et refusé de lui remettre une attestation.

Considérant que l'absence de l'attestation de versement de la caution et des fiches de parrainage est le résultat du refus des autorités administratives compétentes; que s'il est vrai, que le dossier d'Ousmane SONKO ne contenait pas toutes les pièces exigées par la loi, il est tout aussi vrai que ce fait ne saurait lui être reproché, puisqu'il est indépendant de sa volonté

Considérant, cependant, que si le contrôle des parrainages et leur validité sont une condition nécessaire pour la recevabilité des candidatures, elle n'est pour autant pas suffisante.

Considérant qu'aux termes de l'article L.125 da Code électoral, « pour s'assurer de la validité des candidatures déposées (...), le Conseil constitutionnel fait procéder à toute vérification qu'il juge utile; que par arrêt n°1 du 4 janvier 2024, transmis par la Cour suprême, celle-ci a rejeté le pourvoi d'Ousmane SONKO dirigé contre l'arrêt n° 137 du 8 mai 2023 rendu par la première chambre correctionnelle de la Cour d'Appel de Dakar, dans la procédure de diffamation qui l'opposait à Mame Mbaye Kan NIANG; qu'il en résulte qu' Ousmane SONKO se trouve définitivement condamné à une peine d'emprisonnement de 6 mois avec sursis; que cette condamnation le rend inéligible pour une durée de 5 ans, en application de l'article L.30 du Code électoral; que la requête est rejetée;

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