Radiation de Sonko : Ses avocats saisissent la Cena, l'Etat dépose son recours

La bataille judiciaire pour la réintégration et/ou la radiation de Ousmane Sonko sur les listes électorales fait rage entre les avocats du maire de Ziguinchor et l'Etat du Sénégal.

Ousmane Sonko

La bataille judiciaire se poursuit autour de la radiation de Ousmane Sonko. Face au refus de la Direction générale des Élections (DGE) de remettre les fiches de parrainage au mandataire du leader de l'ex-Pastef, ses avocats ont saisi la CENA. Ce, pour une mise en œuvre de son pouvoir de dessaisissement de la DGE et de substitution d'action pour délivrer les fiches de parrainage à Ousmane Sonko, conformément à ses prérogatives tirées de l'article L13 du Code électoral.

L'article L13 du Code électoral prévoit, en effet, ce qui suit : "La CENA veille à ce que la loi électorale soit appliquée aussi bien par les autorités administratives que par les partis politiques, les candidats et les électeurs. En cas de non-respect des dispositions législatives et réglementaires relatives aux élections ou référendums par une autorité administrative, la CENA lui enjoint de prendre les mesures de correction appropriées. Si l'autorité administrative ne s'exécute pas, la CENA dispose du pouvoir de dessaisissement et de substitution d'action dans le cadre des opérations électorales et référendaires à l'égard de l'agent responsable, nonobstant son pouvoir de saisine des juridictions compétentes." Vu l'article L13 du Code électoral, le collectif des avocats d'Ousmane Sonko espère voir leur demande exécutée.

De l'autre côté, l'Etat ne lâche pas l'affaire. L'Agent judiciaire de l'État (Aje) Yoro Moussa Diallo a déposé hier sa requête aux fins d'annulation de l'ordonnance du juge du Tribunal d'instance de Ziguinchor, Sabassy Faye, ordonnant la réintégration de Sonko sur les listes électorales.

C'est hier qu'il a pris le vol pour Zguinchor afin de se rendre au Tribunal d'instance et y déposer le recours, informe Les Echos. C'est au niveau du Tribunal qui a rendu l'ordonnance que la requête doit être déposée", à charge pour ladite juridiction d'acheminer la requête au niveau de la Cour suprême. La partie adverse, une fois que la requête lui sera notifiée, aura huit jours pour répondre.

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