Lac de Guiers : menace sur l'eau potable au Sénégal

La Cour des comptes a dressé un rapport accablant sur le Lac de Guiers, principale source d’approvisionnement en eau du Sénégal.

Image satellite du Lac de Guiers - Sénégal

Le Lac de Guiers, principale source d’approvisionnement en eau de Dakar et des autres centres urbains, est menacé par une intensification des activités pratiquées aux alentours de la zone lacustre. Selon le rapport de la Cour des comptes repris par "SourceA" dans sa parution de ce mercredi, les activités qui polluent la qualité de ces eaux sont d’origine agro-industrielle, animale et domestique.

Ces sources de pollution sont encore prégnantes dans les autres eaux intérieures. D’après le journal, l’intensification des activités agricoles a engendré une détérioration de la qualité des eaux en raison des rejets d’engrais et de pesticides. Et c’est la SAED et la CSS qui sont pointées du doigt.

Depuis des décennies, le système du Lac de Guiers enregistre un accroissement des aménagements et des irrigations menées par la SAED dans le cadre de sa politique d'autosuffisance riz et de la vulgarisation des productions locales de tomates, d'oignons, de pommes de terre et de patates. De même, les eaux de drainage évacués par les agro-industriels comme la CSS et les petits producteurs sont directement déversées dans les axes hydrauliques du Lac de Guiers et du canal de Taouey.

Même son de cloche chez la Banque mondiale qui souligne que le lac de Guiers, qui fournit environ 40 % de l’eau de la région de Dakar, est menacé par la surexploitation et la pollution. Et le niveau des prélèvements actuels du Lac devrait augmenter de 30 % à 60 % d’ici 2035, renforçant le stress hydrique et mettant à l’épreuve la capacité de répondre à la demande d’une population en pleine urbanisation. La BM précise que les phénomènes extrêmes liés à l’eau et sa pollution coûtent déjà au Sénégal plus de 10 % de son PIB chaque année, et la crise de la COVID-19 a encore intensifié le problème.

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