Liberté de presse au Sénégal : ces grands pas en arrière [Opinion du Contributeur]

Notre seule boussole demeure notre conscience professionnelle dans un monde dominé par les compromissions les plus abjectes. La responsabilité, l'honnêteté, le courage… doivent être nos fidèles alliés.

Manifestation de la Presse au Senegal pour la libération du journaliste Pape Alé Niang

Ces périodes difficiles de crise mondiale, sont une opportunité pour réaffirmer notre indispensabilité. Mame Less Camara qui nous a quittés, était le symbole achevé du journaliste aux valeurs professionnelles reconnues par tous. De l'humilité dans la compétence. La dignité chevillée au corps. Résultats des courses : une unanimité pas surfaite.

Cette journée internationale de la liberté de la presse est donc aussi un hommage à un géant de la presse qui a allié professionnalisme, endurance et intelligence pour laisser à la postérité des leçons utiles de vie. Ancien Secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication sociale (Synpics), il s’est longtemps battu pour un mieux être dans la pratique professionnelle. Hélas, aujourd’hui encore les difficultés sont devenues plus tenaces. La liberté de la presse fortement malmenée.

Si le Sénégal perd 31 places et régresse à la 104e place du nouveau classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF), il faudrait s’en alarmer et vite rectifier le tir. Être journaliste au Sénégal devient de plus en plus difficile. Les journalistes jetés en prison dans l’exercice de leur fonction, ce n’est plus une exception. C’est maintenant dans nos mœurs. Le régime actuel a franchi le Rubicon.

Pourtant, le président de la République Macky Sall s’était engagé à ne pas emprisonner un journaliste pour délit de presse. La réalité est dramatique. Notre modèle démocratique est en train de s’effondrer. « Freedom House, Transparency International, Rsf. Le Sénégal s'enfonce dans tous les classements. Pendant ce temps, le président Macky Sall et ses thuriféraires continuent de nier l’évidence ». Ce constat de Seydi Gassama d’Amnesty International ne manque pas de pertinence.

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