Noyades mortelles : 71 décès en début 2023, 347 en 2022

On dénombre déjà plus de 70 noyades en mer au Sénégal depuis le début de l’année 2023.

NOYADES

Le thermomètre a grimpé ces dernières semaines au Sénégal et, en parallèle, les noyades ont repris. Alors que les lieux de baignade accessibles reculent face à la privatisation du littoral, les Dakarois se ruent vers les dangereuses plages de la "Grande côte", quitte à risquer leur vie.

Pendant les six premiers mois de l'année, le Sénégal a enregistré 71 décès par noyage dans ses plages. Il s’agit d’un "bilan catastrophique" pour l’Association nationale des maîtres-nageurs. Surtout que l’été vient de démarrer. Selon Ibrahima Fall, le président de ladite association, les victimes sont âgées entre "14 et 20 ans".

À titre comparatif, M. Fall signale que 347 décès par noyade ont été répertoriés durant toutes les vacances scolaires de l’année dernière. Face à cette situation, Ibrahima Fall invite les autorités à " mieux sécuriser les plages, notamment celles qui sont interdites, mais fréquentées par les jeunes".

Malgré les 700 km de côtes que compte le Sénégal, la "majeure partie" de ses 17 millions d'habitants "ne savent pas nager", souligne le président de l'Association nationale des maîtres-nageurs et surveillants de baignade, Ibrahima Fall.

En cause, notamment, un manque de moyens: les écoles ne dispensent généralement pas de cours de natation et Dakar, agglomération de plus de 3 millions d'habitants, ne compte qu'une seule piscine municipale. Située sur une presqu'île à la pointe occidentale de l'Afrique, Dakar ne devrait pourtant en principe pas manquer de lieux de baignade.

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Mais, outre que certaines plages urbaines atteignent des niveaux de pollution dissuasifs, beaucoup ont été "privatisées" par des propriétaires de bars, d'hôtels, de restaurants ou de résidences privées, souligne Ibrahima Fall sur la RFM.

Les baigneurs se sont repliés, selon lui, sur des plages dangereuses, interdites et non surveillées. Pour l'essentiel, les décès surviennent sur les premiers kilomètres de la "Grande côte", qui file de la banlieue de Dakar.

Selon l'Organisation mondial de la santé, la noyade est la troisième cause de décès par traumatisme non intentionnel dans le monde et représente 7 % de l'ensemble des décès par traumatisme. On estime à 236 000 le nombre annuel de décès par noyade au niveau mondial.

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