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Répression des manifestations au Sénégal : 51 morts enregistrés en 15 ans !

Depuis 2007, 51 personnes ont été tuées lors des manifestations, a recensé Amnesty International Sénégal. Un rapport qui fait froid dans le dos.

Senegal emeutes mars-2021 manifestations (3)

Au cours de ces dernières années, les procédures pour usage excessif de la force ou homicides illégaux par les forces de police sont rarement arrivées à leur terme au Sénégal. Pour preuve depuis 2007, Amnesty a enregistré que 51 personnes ont été tuées lors des manifestations et seuls 14 dossiers ont abouti.

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"Depuis 2007, j’ai dénombré pour des cas connus 51 personnes décédées ou dans les lieux de détention ou lors de manifestations. Et si on essaie de faire ce bilan, le ratio est de 4 morts par an. C’est inacceptable, car toute mort est un trouble à l’ordre public et le juge a l’obligation de rechercher les responsables et de les sanctionner.

Mais le constat malheureux c’est que ces morts ne sont jamais élucidées et les personnes désignées pour vérifier cela donnent l’impression de ne pas les rechercher avec ces auteurs", a déclaré Me Amadou Diallo, président d'Amnesty Sénégal. Il ajoute, dans des propos repris par Les Echos : "l'autorité judiciaire développe une culture de l'impunité".

Lors des manifestations, souvent violentes, qui se sont déroulées du 3 au 8 mars 2021, quatorze (14) personnes ont été tuées dans les villes de Dakar, Bignona et à Diaobé. Parmi ces victimes, douze (12) ont été tués par balles par les forces de défense et de sécurité, dont certaines, au dos et au cou, dont trois (3) enfants âgés de 12, 16 et 17 ans.

Deux de ces enfants ont été tués alors qu’ils ne se trouvaient pas aux manifestations, mais étaient à leur domicile ou sur leur lieu de travail. Près de 590 manifestant.e.s ont également été blessé.e.s au cours de ces 5 jours de manifestations dans plusieurs villes du pays.

Le gouvernement avait annoncé en avril 2021, lors d’une conférence de presse, l’ouverture d’une commission d’enquête pour établir les circonstances de ces incidents et sanctionner le cas échéant les responsables.

Mais aucune information n’a été donnée sur la mise en place de cette commission d’enquête et au mois de décembre 2021, le président de la République Macky Sall a annoncé qu’elle n’était plus à l’ordre du jour, et qu’une procédure judiciaire avec des enquêtes sur ces incidents était en cours. Mais jusque-là, rien n'a été fait.

Selon Amnesty, les autorités sénégalaises doivent garantir que les forces de défense et de sécurité respectent et protègent le droit à la vie et le droit à la réunion pacifique de la population sénégalaise en conformité avec les Lignes directrices de la Commission Africaine des droits de l’Homme et des Peuples pour le maintien de l’ordre par les agents chargés de l’application des lois lors des réunions en Afrique.

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