Escroquerie et abus de confiance : une dame fait écrouer son mari pour 250 millions FCFA

Après 8 mois de détention préventive, le sieur M. F. Fall a été attrait hier devant le prétoire du tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye par sa femme N. K. Lo, pour escroquerie et abus de confiance sur un montant de 250 millions de francs CFA. Le mis en cause risque 6 mois de prison ferme d'après L'As quotidien.

Tribunal-de-grande-instance-de-Pikine-Guediawaye

L’affaire sera vidée le 9 avril prochain. M. F. Fall regrette amèrement de s’être marié avec la dame N. K. Lo. Résidant auparavant en France, il avait épousé une blanche avec qui il a eu trois enfants. Mais lorsqu’il a fait la connaissance de N. K. Lo, cette dernière lui a demandé de divorcer et de l’épouser. Ce que M. F. Fall a fait avant de retourner au Sénégal. Son divorce avec la française a été financé par N. K. Lo de même que leur mariage.

Le prévenu a vécu trois mois de lune miel avec sa dulcinée. Grâce à cette dernière, il a parcouru le monde. Mieux, il était nourri et blanchi par son épouse. Mais la bamboula n’a duré que trois mois car la dame N. K. Lo a traduit son époux en justice pour escroquerie sur 150 millions FCFA et abus de confiance sur 100 millions FCFA. Après 8 mois de détention préventive, M. F. Fall a été attrait hier devant le prétoire du tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye.

Le prévenu a contesté les faits. Il souligne qu’il a eu à créer une société avec sa femme. «Lorsqu’on a eu des problèmes, elle a repris son financement, c’est-à-dire ses voitures et ses deux ordinateurs. Il n’y a jamais eu de remise entre elle et moi. Tout ce qu’elle a financé sur moi, c’est de son propre gré. Elle m’offrait des voyages car elle m’aimait. Mais elle m’a largué le jour où elle a vu un autre homme qui lui a plu. Un jour, je l’avais accompagnée pour qu’elle achète un terrain. Elle m’a trahi avec la personne qui était chargée de nous faire visiter le terrain. N. K. Lo était à son 6e mariage avec moi. Je l’ai su tardivement», a-t-il signifié.

Le mis en cause ajoute que son épouse lui a tendu un piège. « Un jour, elle m’a appelé pour me demander de lui fournir un certificat de mariage d’urgence. Je l’ai fait avant d'envoyer le document via WhatsApp. Elle m’a aussi fait signer une reconnaissance de dette de 68 millions de francs sans que je le sache », s’est défendu le comparant.

Toutefois, la partie civile a brillé par son absence. Le parquet a requis 6 mois de prison ferme contre le mis en cause. La défense, quant à elle, a plaidé le renvoi des fins de la poursuite. Selon la robe noire, ce dossier est fallacieux. «La partie civile n’a jamais comparu. Mieux, elle n’a même pas eu le temps de déposer les pièces de ses accusations. Il n’y a jamais eu de débat contradictoire entre le prévenu et la partie civile. Mon client a signé une reconnaissance de dette. S’il estime lui avoir remis 68 millions, son épouse devrait s’adresser au tribunal civil», a indiqué la robe noire.

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Son confrère, Me Mbaye Sène renseigne que son client est poursuivi pour escroquerie et abus de confiance. « Le parquet a parlé de faux et d’usage de faux mais le juge d’instruction a abandonné les charges du faux. Le mensonge serait le seul élément pour asseoir la thèse de la dame. Dans les normes, elle devrait être poursuivie pour bigamie car elle n’a jamais divorcé avec mon client. Elle s’est remariée à un ancien greffier alors qu’elle est toujours dans les liens du mariage avec le sieur Fall. Les dénégations de mon client ont toujours été constants », a précisé Me Sène.

Dans sa plainte, la victime a soutenu : «J’ai rencontré mon mari en France au moment où il était marié à une blanche. J’ai investi dans notre mariage car je l’aimais. Je l’ai aidé à sortir de son premier mariage. Je lui ai remis 9 millions pour notre mariage et les papiers de son divorce. En trois mois, je lui ai remis 20 millions», a rappelé l’avocat du prévenu. Fort de cela, il estime qu'il y a eu une générosité de la part de la partie civile envers son époux et sa belle-famille.

« Ces actes sont volontaires. La dame était à son 6e mariage. Elle l’a emmené faire le tour du monde de son propre gré. Elle l’a emmené à Londres, aux USA, Canada, Dubaï et autres. C’est la dame qui dépensait de sa propre volonté. Elle a arrêté d'aimer son mari le jour où elle a fait la connaissance de la personne qu’elle a épousée de nouveau. Mon client a été naïf d’avoir signé la reconnaissance de dette de 68 millions de nos francs. Il n’y a pas de remise écrite. Je plaide le renvoi à des fins de la poursuite pour l’escroquerie, et la relaxe pour le faux », a sollicité Me Sène. Le délibéré est fixé au 9 avril prochain. Le prévenu a bénéficié d’une liberté provisoire.

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