Deux cas de dengue ont été officiellement confirmés à Kaolack, a annoncé le capitaine Bouh Touré, chef de la brigade régionale de l’hygiène. Face à cette alerte, les autorités sanitaires ont immédiatement intensifié les opérations de lutte anti-vectorielle dans la zone touchée. Des actions de désinsectisation et de délarvation (destruction des larves de moustiques) ont été lancées pour réduire la prolifération de l’Aedes aegypti, moustique vecteur du virus. Parallèlement, une campagne de sensibilisation de proximité est menée par vingt-cinq relais communautaires, chargés de visiter les domiciles afin d’inciter les familles à adopter des mesures simples , éliminer les eaux stagnantes, couvrir les récipients de stockage d’eau et maintenir un cadre de vie sain.
An Aedes aegypti mosquito is seen through a microscope at the Fiocruz institute in Rio de Janeiro, where researchers are working to advance the fight against dengue
Le capitaine Touré a par ailleurs alerté sur deux risques aggravants : la divagation des animaux dans les zones traitées et la consommation d’eau non potable, pouvant accentuer les problèmes de santé publique. La dengue, infection virale qui se manifeste par une forte fièvre, des maux de tête intenses et des douleurs articulaires, peut évoluer vers une forme sévère, dite hémorragique, parfois mortelle. C’est pourquoi les autorités appellent à la vigilance collective et à la participation active des populations pour freiner toute propagation.