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Aide à la presse : la plainte du patronat de presse pour détournement de fonds

Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) annonce la saisine de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) et des tribunaux pour détournement de deniers et violation flagrante des règles d’attribution du Fonds d'aide et d'appui à la presse (Fadp).
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Les patrons de presse engagent la bataille judicaire contre le ministre de la Communication. Ils contestent la gestion 2025 du fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp). Après la publication de la liste des bénéficiaires dudit fonds, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) parle de répartition inique et illégale et entend saisir, dans la semaine, l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac).

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Ofnac
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Aussi les patrons de presse vont-ils saisir la justice pour contester ce qu’ils qualifient d’abus manifeste dans la gestion de ces fonds publics pour détournement de deniers et violation flagrante des règles d’attribution du Fadp. «Ces démarches, précise-t-il, dans des propos repris par L'OBS, ne relèvent pas de la contestation politique, mais elles constituent l’exercice légitime des voies de droit ouvertes à toute organisation face à des actes contraires à la loi».

De l’avis du patronat de la presse, de graves irrégularités, une opacité persistante et des ruptures manifestes d’égalité entachent la gestion dudit Fonds. «L’analyse des discours et du rapport officiel révèle une répartition et des procédures qui trahissent l’esprit et la vocation première du Fadp», dénonce le Cdeps. Qui décèle des violations manifestes de la loi et du décret organique du Fadp.

Le patronat de la presse dénonce des violations textuelles du décret n°2021-178. «Sur le fond, explique-t-il, la gestion du Fadp pour l’exercice 2025 constitue une violation caractérisée des lois et règlements, mais aussi, et c’est plus grave, une transgression directe et délibérée du décret n°2021-178 du 27 janvier 2021 qui organise le Fonds». Les patrons de presse condamnent surtout le fait que le ministre de la communication, désavoué par la Cour suprême, ait persisté à s’appuyer sur la plateforme Dms, jugée non conforme aux lois de la République, pour instruire les dossiers du Fadp 2025, bafouant ouvertement l’autorité de la chose jugée.

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A en croire le Cdeps, cette inégalité procédurale de 41,8 points n’est pas accidentelle, elle est le produit d’un dispositif conçu pour décourager et éliminer les candidatures des entreprises de presse privées. A cela s’ajoute un détournement de finalité desdits fonds. Le Cdeps, qui s’étonne du fait des médias de service public (RTS, à l’APS et au Soleil/ADP) puissent bénéficier de ces fonds, dénonce la démarche et parle de violation des textes organisant leur répartition et les critères d’éligibilité. 

Les patrons de presse contestent aussi la légalité de l’enveloppe de plus de 39 millions FCfa octroyée à la maison de la presse qui n’est citée, selon eux, dans aucun article du décret, ni parmi les bénéficiaires de l’article 9, ni dans la liste limitative de l’article 10.

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