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Crise de la dette : les explications du DG du Trésor sur les 1 000 milliards de FCFA

Auditionné ce 15 octobre 2026 par la commission d’enquête parlementaire , le directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Amadou Tidiane Gaye, a expliqué que la révélation du mis-reporting en 2025 avait entraîné un déficit de financement estimé à 1 000 milliards de FCFA. Face au blocage des financements extérieurs, l’État a privilégié les TRS pour couvrir ses besoins budgétaires, tout en limitant les risques pesant sur le système bancaire national.
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Un déficit de financement dans un contexte de crise

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Devant les membres de la commission d’enquête parlementaire, Amadou Tidiane Gaye est revenu sur les difficultés financières auxquelles le Sénégal a été confronté en 2025. Selon ses explications, la révélation du mis-reporting, relatif à des déclarations financières erronées, a entraîné le gel des négociations autour d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette situation a privé l’État d’au moins 300 milliards de FCFA d’appui budgétaire direct, tout en compliquant son accès aux marchés financiers internationaux. Le besoin de financement supplémentaire a alors été évalué à 1 000 milliards de FCFA. Pour le responsable du Trésor, il fallait trouver rapidement des ressources afin de permettre à l’État d’honorer ses engagements et de poursuivre le financement de ses dépenses.

Les TRS, une alternative aux emprunts classiques

Face à cette contrainte, les autorités ont eu recours aux opérations de Total Return Swap (TRS), des instruments financiers permettant de structurer un financement à travers des mécanismes contractuels spécifiques. Amadou Tidiane Gaye a défendu ce choix en mettant en avant les conditions proposées par les prêteurs privés. Selon lui, les financements obtenus à travers ces opérations présentaient un taux effectif moyen d’environ 7 %, alors que les rendements exigés sur les marchés internationaux pouvaient atteindre 15 %. Le responsable a ainsi présenté les TRS comme une solution permettant de mobiliser des ressources dans un contexte où les possibilités d’emprunt s’étaient considérablement réduites.

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Préserver le système bancaire national

Le recours accru au marché financier régional aurait également comporté des risques, selon le directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor. Les banques locales étant déjà fortement exposées à la dette souveraine sénégalaise, de nouveaux emprunts importants auraient pu réduire leur capacité à financer les entreprises et les autres acteurs économiques. Amadou Tidiane Gaye a estimé qu’une augmentation excessive des montants mobilisés sur le marché intérieur aurait pu fragiliser le système bancaire. Les TRS ont donc été présentés comme une option permettant de répondre aux besoins de financement de l’État tout en limitant cette pression sur les banques.

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Les modalités des opérations au cœur de l’enquête

Au-delà des justifications économiques avancées, la commission d’enquête parlementaire doit examiner les conditions de structuration des opérations, les frais associés, les commissions et les garanties mobilisées. La question du contrôle préalable par le Comité national de la dette publique (CNDP) a également été abordée. Selon les explications du directeur général, ce comité intervient principalement dans la validation de la stratégie d’endettement à moyen terme et du plan annuel de financement. La structuration technique des instruments financiers relève ensuite d’une expertise spécifique. L’examen des pièces bancaires et des documents comptables doit permettre aux parlementaires d’apprécier la traçabilité des fonds ainsi que le respect des procédures applicables. Les auditions doivent ainsi permettre d’éclairer les choix financiers opérés en 2025, leurs coûts réels et les mécanismes de contrôle entourant le recours aux TRS.

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