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Dakar : plus d’un ménage sur deux est locataire, 33.000 logements par an annoncés

Se loger à Dakar est devenu le principal défi financier des familles dakaroises. Pour preuve, plus d’un ménage sur deux est locataire dans la capitale sénégalaise, révèle le ministre de l’Urbanisme, Moussa Bala Fofana qui reprend les derniers chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
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56,1 % des foyers dakarois n'ont pas accès à la propriété

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Le paiement du loyer est devenu le premier motif d'asphyxie financière pour les habitants de la capitale sénégalaise. Alors que 56,1 % des ménages dakarois sont locataires, la flambée incontrôlée des prix et le coût exorbitant des cautions transforment l'accès au logement en un combat quotidien. Malgré les tentatives de régulation de l'État, la déconnexion totale entre les revenus réels et les exigences des bailleurs fragilise des milliers de foyers, contraints à l'endettement ou à l'exil vers la lointaine périphérie.

« Le poids écrasant des loyers étouffe le budget des familles, les privant de ressources essentielles pour éduquer leurs enfants, se soigner ou investir dans l'avenir », s’est désolé le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire. Moussa Bala Fofana s’exprimait lors de l’ouverture de la 6e édition du salon SENHABITAT 2026 placé sous le thème qui nous rassemble aujourd’hui en traduit l'essence : « L’Habitat souverain — Sunu Dëkuwaay ».

50 000 logements en 5 ans pour 1 000 milliards de FCFA

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 « Pour résorber notre déficit national estimé à 500 000 logements, notre feuille de route vise la production régulière de 33 000 logements par an, injectant ainsi près de 800 milliards de FCFA par an dans l'économie nationale », a annoncé le ministre Fofana. Il ajoute : «  Grâce à notre diplomatie économique, nous avons sécurisé des engagements majeurs, notamment un accord-cadre de 3,5 milliards d’euros (soit 2 300 milliards de FCFA) pour les infrastructures et les nouvelles villes, ainsi qu’une convention portant sur 50 000 logements en 5 ans pour 1 000 milliards de FCFA. »

Il poursuit, avertissant le patronat : « Je veux être d'une clarté absolue devant le patronat et les artisans sénégalais : ces grands accords internationaux n’ont pas vocation à substituer l'expertise étrangère à l'entreprise nationale. »

« L’ouverture internationale du Sénégal est un choix stratégique d'accélération, pas d'effacement.  Ces partenariats doivent impérativement s’accompagner de co-traitance, de sous-traitance locale, de transfert de technologies, de création de joint-ventures et de l'implantation d'usines de matériaux sur notre sol », s’empresse-t-il de préciser. Selon toujours le ministre de l’Urbanisme, « il n’y aura pas d’Habitat souverain sans un Secteur Privé Sénégalais fort, prospère et souverain ».

"Une ville n’est pas un alignement de bornes foncières"

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Il constate pour s’en désoler, que dans nos villes, les inondations récurrentes, la précarité des quartiers sous-équipés et la tragédie dramatique des effondrements d’immeubles ne sont que les symptômes d’une urbanisation anarchique et non maîtrisée. « Multipliez les lotissements isolés, déconnectés des bassins d'emplois, privés de voies d'accès et de réseaux essentiels, n'a jamais été une politique de l'habitat : c'est la fabrique de l'exclusion urbaine", déplore-t-il. Avant de dénoncer : « Une ville ne se résume pas à un alignement de bornes foncières. Elle naît d'une vision stratégique, d'un aménagement préalable et d'investissements cohérents."

C’est pour briser cette spirale, dit-il,  que le Gouvernement a conçu et déploie le Programme National de Renouveau Urbain et d’Habitat Souverain (PNRUHS). Un programme s'articule autour du Renouveau Urbain et de l’Habitat Souverain

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