La fermeture de Le Dantec fut un drame social, des agents ont développé des troubles psychiatriques
La fermeture de l’Hôpital Aristide Le Dantec est qualfié de « drame social » par son directeur en raison des lourdes conséquences humaines, psychologiques et sanitaires. Environ 1 200 agents redéployés dans une vingtaine de structures sanitaires ont subi une détresse psychologique lié à un changement brutal d'environnement et à des difficultés d’intégration.
"La fermeture de Le Dantec a été un drame social qu’il faut à tout prix éviter de reproduire. Des agents ont développé des troubles psychiatriques, d’autres ont vu leur maladie se décompenser, et les patients ont subi toutes les conséquences de cette impréparation", a déploré Docteur El Hadj Mansour Diop."Certains agents ont développé des troubles psychiatriques ou vu leurs maladies se décompenser. "Ils continuent de soigner, mais ailleurs, loin de leurs équipes d’origine, et ce n’est pas facile pour eux. C’est pourquoi nous rendons régulièrement visite aux agents dans ces structures, pour nous assurer de leurs conditions de travail et leur témoigner notre solidarité", explique-t-il.
Qu’en est-il des patients qui étaient suivis à Le Dantec ? "Depuis 2022, beaucoup de patients ont dû changer leurs habitudes, se déplacer plus loin, trouver un nouveau médecin. Cela a créé des inquiétudes et parfois des ruptures dans les parcours de soins", a révélé le toubib. Avant d'ajouter : "Outre le service de néphrologie, certains services ont tout de même pu conserver une bonne partie de leurs patients."
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En revanche, "l’absence de certains examens sur les sites d’accueil y rend la prise en charge très difficile", regrette-t-il. "Notre priorité est de garder le lien avec eux, de les informer et d’assurer autant que possible la continuité de leur suivi. Ils ne doivent pas avoir le sentiment d’avoir été oubliés", fait-il savoir. "Quand Le Dantec rouvrira, il faudra que ces patients retrouvent un hôpital moderne, géré avec une exigence de résultats et centré sur le patient, et des parcours de soins mieux organisés qu’avant."