Meurtre d’un bijoutier à Zac Mbao : les indices troublants relevés par la police
Une découverte macabre
Zac Mbao est le théâtre d’un meurtre qui suscite de nombreuses interrogations. Le samedi 17 octobre 2026, aux environs de 21 h 28, le commissariat central de Rufisque a été informé de la découverte d’un corps sans vie dans une bijouterie du quartier. La victime, Modou Khabane Guèye, âgée de 55 ans et originaire de Mbacké, a été retrouvée allongée derrière le comptoir de son établissement. Des éléments du commissariat central de Rufisque et de la police technique et scientifique se sont rendus sur place pour effectuer les premières constatations et recueillir les indices nécessaires à l’enquête.
Des traces de sang et plusieurs blessures constatées
Sur les lieux, les enquêteurs ont relevé des traces de sang sur les rebords des murs, laissant envisager une violente altercation avant la mort du bijoutier. L’examen du corps a également permis de constater une profonde blessure ouverte du côté gauche de la tête, ainsi que des hématomes à l’avant-bras gauche et à la cuisse droite. Un coffre-fort a par ailleurs été retrouvé fermé dans la boutique, alors que des indices laissent supposer une tentative d’effraction. Les circonstances précises de l’agression et son éventuel mobile restent à établir par les investigations.
Les dispositifs de sécurité au cœur des investigations
Les premiers éléments recueillis indiquent que le disjoncteur du compteur électrique avait été coupé et que les caméras de surveillance du commerce avaient été emportées. Ces constatations orientent les investigations vers les conditions dans lesquelles les auteurs présumés auraient pu agir et quitter les lieux. Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs, un individu suspect aurait été aperçu à plusieurs reprises dans la bijouterie et aux alentours. Les faits évoqués par ces témoins remonteraient au vendredi 16 octobre, entre 18 h 20 et 18 h 35. Ces éléments devront être examinés et recoupés dans le cadre de la procédure.
L’enregistreur vidéo récupéré, l’enquête se poursuit
Malgré la disparition des caméras, les policiers ont récupéré l’enregistreur central du système de vidéosurveillance. L’équipement doit être exploité par la Division de la lutte contre la cybercriminalité afin de rechercher d’éventuelles images susceptibles de contribuer à l’identification des auteurs présumés. Informé des faits, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Rufisque, Cheikh Diakhoumpa, suit le dossier. L’enquête menée par le commissariat central de Rufisque se poursuit afin de préciser le déroulement du meurtre et d’établir les responsabilités.