Nouvelle alerte : ce médicament est responsable de la mort de plusieurs patients
Une lettre rédigée par la revue Prescrire réclame le retrait immédiat du Nicorandil, un médicament prescrit contre l’angine de poitrine. En cause, des effets indésirables graves, pouvant aller jusqu’au décès. Ce vasodilatateur est destiné aux patients présentant une contre-indication ou une intolérance aux traitements de première intention, rapportent des sources de 20minutes.fr
Il permet « une meilleure oxygénation du cœur en ciblant la dilatation des artères », explique Santé Magazine, et contribue ainsi à limiter les douleurs ainsi que les risques d’insuffisance cardiaque ou d’infarctus.
Mais pour les auteurs de la lettre, ce médicament serait « plus dangereux qu’utile ». Il est en effet à l’origine d’ulcérations chroniques douloureuses touchant « la peau, surtout des membres inférieurs ; des muqueuses buccales, intestinales, anales, vaginales ; et plus rarement la cornée ».
Ces complications ont de lourdes conséquences sur le quotidien des patients : douleurs, troubles de l’alimentation, perte de poids, hémorragies, abcès, fistules, hospitalisations et interventions chirurgicales. « Des patients sont morts d’une perforation d’organe », alerte encore le courrier.
Ce nouvel appel à la vigilance s’appuie notamment sur une étude menée en France par plusieurs centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), qui a recensé 62 cas d’ulcérations entre 2017 et 2024. Un chiffre jugé probablement sous-estimé. La revue Prescrire presse aujourd’hui l’ANSM de « définitivement l’écarter des soins en France ».