Le cas de Wally Seck n’est pas isolé. Ces derniers mois, d’autres artistes sénégalais ont également été confrontés à des différends financiers avec des promoteurs. Le samedi 6 juin, à Bruxelles, une scène de grande confusion avait éclaté autour du concert de Titi, prévu à la salle Claridge. Très attendue par ses fans, la chanteuse avait finalement refusé de monter sur scène. Elle réclamait le paiement intégral de son cachet et reprochait au promoteur de ne pas avoir respecté ses engagements financiers, notamment le versement du reliquat convenu.
Une semaine plus tard, le 13 juin, c’est Mia Guissé qui annulait son concert à Milan en raison, elle aussi, d’un désaccord financier avec le promoteur. Les préparatifs avaient pourtant été engagés. Les installations techniques, les répétitions et les réglages sonores auraient été effectués dans l’attente d’un règlement de la situation. Mais la chanteuse n’est finalement pas montée sur scène, laissant les spectateurs présents dans l’attente. Ces épisodes mettent en lumière une question qui dépasse les altercations publiques et les déclarations faites sur scène.
Derrière les affiches, les grandes salles et les concerts à guichets fermés, que disent réellement les contrats qui lient artistes et promoteurs ? Qui paie quoi ? Quand ? Que se passe-t-il lorsqu’un cachet n’est pas versé intégralement ? Qui assume les billets d’avion, les visas, l’hôtel, la restauration, les musiciens, les techniciens, la sécurité ou encore le matériel ? Et surtout, que prévoient les accords lorsque l’une des parties ne respecte pas ses engagements ?