La reprise des cours différée dans certaines écoles
Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy a fait le point sur l’effectivité de la rentrée scolaire. «Globalement, les cours ont commencé, la rentrée est effective et nous avons profité de l’occasion pour féliciter toute la communauté éducative», a-t-il déclaré à la presse lors d’une tournée de supervision dans plusieurs établissements de Dakar. Toutefois, regrette-t-il, 7 % des établissements scolaires restent affectés par les inondations.
644 écoles impactées
Le directeur des Constructions au ministère de l’Education nationale, Pape Abdou Dia a expliqué que le recensement s’est fait à partir d’une collecte d'informations au niveau des inspections d'académie et des inspections de l'éducation et de la formation. Il a révélé que l’hivernage a impacté 644 écoles.
«Quand on dit impacté par l'hivernage, il faut comprendre par là qu'il y a deux problématiques : c'est-à-dire qu’on trouve des écoles qui ne sont pas inondées, mais qui sont impactées parce qu'il y a des toits qui sont arrachés. Maintenant, si on se focalise sur le nombre d'écoles impactées, on en a 644. Et dans ce chiffre, nous avons 318 écoles qui sont inondées. Dakar en compte 92 avec les trois académies», a-t-il détaillé.
A ce stade, ajoute-t-il, 234 écoles inondées ont été «traitées». Pape Abdou Dia dit espérer d'ailleurs la libération de toutes les écoles inondées d'ici la fin de cette semaine s'il n'y a pas de nouvelles pluies. «Aujourd'hui, nous collaborons également avec l'Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) pour avoir des informations sur la pluviométrie. On a libéré des écoles qui, si demain malheureusement il pleut encore, peuvent être susceptibles d'être inondées», a-t-il prévenu.
61 établissements affectés à Pikine et Guédiawaye, 100 livres perdus
Si le pompage a permis d’évacuer l’essentiel des eaux dans la plupart des 61 établissements affectés à Pikine et Guédiawaye, des salles restent inondées à Pikine 20 A, tandis qu’à Pikine 20 B, plus de 100 livres ont été perdus. En visite sur le terrain, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a constaté la persistance de situations critiques, notamment à Elimane Ndiaye A et B, où les eaux usées posent un sérieux problème de sécurité. Partout, une autre urgence s’impose : la désinfection des locaux pour éliminer les mauvaises odeurs et lutter contre les moustiques.