Révision utérine : quelles sont les indications ?

La révision utérine est un geste médical pratiqué après l’accouchement pour prévenir ou traiter certaines complications. Tout savoir sur cette intervention médicale.

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La révision utérine correspond à un acte médical effectué par le gynécologue ou la sage-femme à l’issue de la délivrance (expulsion du cordon, du placenta et des membranes) qui survient environ vingt minutes après l’accouchement. Elle vise à observer le placenta pour s’assurer qu’il a bien été expulsé complètement. Si ce n’est pas le cas, le professionnel de santé va aller chercher ce qui reste manuellement, à l’aide de gants stériles.

La révision utérine est réalisée sous péridurale ou sous anesthésie générale et ne dure pas plus de cinq minutes. Après avoir désinfecté la zone vaginale pour éviter tout risque d’infection, le professionnel de santé, muni de gants stériles, introduit une main dans le vagin et remonte jusque dans la cavité utérine en quête du morceau de placenta manquant. Une fois sa main retirée, il injecte un produit permettant la contraction de l’utérus.

Révision utérine : les indications !

La révision utérine n’est pas systématique. Elle est pratiquée dans trois cas principaux : l’hémorragie de la délivrance ;la rétention partielle du placenta ; la rupture utérine ou utérus cicatriciel.

1-L’hémorragie de la délivrance

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Elle peut survenir avant ou après l’expulsion du placenta et se caractérise par une perte de sang de plus de 500 ml. La cause doit être identifiée très vite car la vie de la mère et du bébé en dépendent. Un traitement est administré.

Si cela ne suffit pas, le gynécologue procède alors à une ligature des artères de l’utérus. L’hémorragie de la délivrance est favorisée dans certaines situations où l’utérus a été trop distendu, en cas de :gros bébé ;grossesse gémellaire ;liquide amniotique présent en trop grande quantité ;diabète ;hypertension ;accouchement trop long.

2-La rétention partielle du placenta

Une partie du placenta est restée accrochée à l’utérus, empêchant les vaisseaux sanguins de se ligaturer. Il y a un risque majeur d’hémorragie de la délivrance et d’infection.

Une injection d’ocytocine peut être proposée pour stimuler les contractions de l’utérus et favoriser l’expulsion des morceaux de placenta restants. Si les fragments manquants ne sont pas expulsés 40 minutes après l’accouchement, le gynécologue ou la sage-femme effectuera une révision utérine.

3-La rupture utérine

Déchirure spontanée du muscle utérin, la rupture utérine, ou utérus cicatriciel, survient suite à :une césarienne antérieure ; une malformation utérine ;un antécédent de chirurgie de l’utérus ;une malposition du bébé nécessitant des manœuvres. Il s’agit d’une urgence obstétricale. La rupture utérine se traduit par une vive douleur dans l’abdomen de la maman et une diminution du rythme cardiaque du nouveau-né.

Est-ce primordial de sortir le placenta complètement ?

Si le placenta n’est pas retiré complètement de la cavité utérine, des complications peuvent survenir : la jeune maman présente un risque d’hémorragie de la délivrance qui engage son pronostic vital et celui de son bébé. La partie de placenta restante peut également s’infecter et provoquer une septicémie, c’est-à-dire une infection du sang potentiellement mortelle.

Révision utérine après l'accouchement : quelles sont les suites ?

À l’issue de l’intervention, une surveillance est nécessaire. La jeune maman est placée en salle d’observation pendant au moins deux heures afin de vérifier que son utérus se contracte convenablement et que les saignements cessent progressivement. Lorsque tout se passe bien et que les constantes de la patiente sont stables, elle peut regagner sa chambre.

Dans certains cas, des antibiotiques peuvent être prescrits afin de prévenir le risque d’infection. La jeune maman peut allaiter si elle le souhaite, uniquement si elle n’a eu qu’une péridurale.

En cas d’anesthésie générale, la première tétée devra être retardée de quelques heures. En principe, la révision utérine ne laisse aucune séquelle et n’a pas d’incidence sur la fertilité. Ce geste peut néanmoins se révéler traumatisant pour celle qui le subit, et ce en dépit du bonheur de tenir enfin son bébé dans ses bras.

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