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72 h de grève générale du 21 au 23 octobre

Le G7 appelle à une paralysie totale des établissements scolaires du 21 au 23 octobre 2026. L'Intersyndicale qui regroupe les sept syndicats d'enseignants les plus représentatifs du moyen et du secondaire dénonce la passivité des autorités face aux engagements pris en avril : Retards sur la réforme des rémunérations, flou sur la retraite à 65 ans et colère des «décisionnaires» replongent l’école publique dans l’incertitude.
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À peine amorcée, l'année scolaire 2026-2027 vacille déjà sur ses bases. Les salles de classe sénégalaises s'apprêtent à sonner creux. L’intersyndicale G7, qui regroupe les sept syndicats les plus représentatifs de l’enseignement public, a annoncé hier jeudi un mot d'ordre de grève totale de trois jours, prévu du mercredi 21 au vendredi 23 octobre 2026. Cette décision radicale, prise dès l'entame de l’année scolaire 2026-2027, sonne comme un avertissement sévère à l’endroit des autorités de la République.

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Grève
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Le protocole d'accord au point mort

L'intersyndicale dénonce avec véhémence «les manquements du gouvernement dans l’application du protocole d’accord signé le 16 avril dernier».  UAu cœur de la colère des enseignants se trouve le non-respect des engagements financiers et structurels validés au printemps dernier. Dans une déclaration publique incisive, les leaders du G7 ont fustigé la violation flagrante de l’alinéa premier de ce protocole, qui engageait formellement l'État au respect strict des échéances. Selon le diagnostic sans complaisance dressé par l'intersyndicale, le gouvernement a failli sur plusieurs dossiers stratégiques qui devaient être réglés avant la rentrée : le système de rémunération : La publication de l’étude dédiée à la refonte du système de rémunération des agents de la fonction publique, initialement promise pour septembre 2026, est toujours attendue.

Les exigences du G7

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L'audit des rappels financiers : Le partage des conclusions de l’audit sur les rappels dus aux enseignants, contractuellement fixé en août 2026, n’a pas eu lieu. Les indemnités et la modernisation : Le G7 exige le paiement immédiat des indemnités liées aux examens de la session précédente ainsi que la digitalisation intégrale des processus administratifs de suivi des carrières.

Au-delà des retards de paiement, les revendications portent également sur des réformes structurelles majeures et la protection sociale des corps enseignants. Le syndicat exige le parachèvement rapide de la Formation diplômante universelle (Fdu) dans le respect du calendrier initialement convenu. Le G7 réclame en outre l’application stricte des dispositions du décret 2026-65, un texte crucial pour régulariser la situation des enseignants dits «décisionnaires» lésés.

Les enseignants vont repartir en grève pour exiger le respect du protocole d'accord signé avec le gouvernement
Les enseignants vont repartir en grève pour exiger le respect du protocole d'accord signé avec le gouvernement

Enfin, l'intersyndicale met la pression sur le Comité technique sectoriel pour acter définitivement le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans et la revalorisation substantielle des pensions de retraite de ces mêmes personnels décisionnaires. Pour les syndicalistes, la déception est à la mesure des espoirs suscités lors des négociations de la Primature. Le G7 rappelle que le Premier ministre sortant s’était personnellement porté garant de la solidité de cet accord lors de la signature du 16 avril 2026.

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