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Affaire Aby’s Garden : les chiffres qui ont déclenché la bataille judiciaire entre Aby Ndour et son associé

Le différend judiciaire entre Aby Ndour et Babacar Athie, associés au sein d’Aby’s Garden, prend une nouvelle dimension. Une enquête ouverte par la justice a mis en lumière des soupçons d’irrégularités financières, avec notamment un retrait de 40 millions de francs CFA et des recettes estimées à plus de 242 millions de francs CFA qui n’auraient pas été reversées. Face à cette situation, les flux financiers de l’entreprise ont été placés sous contrôle d’un séquestre judiciaire.
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Le conflit qui oppose Aby Ndour et Babacar Athie, les deux associés de la société Aby’s Garden, spécialisée dans l’événementiel et la restauration à Dakar, connaît un nouveau rebondissement sur le terrain judiciaire. Selon les informations rapportées par Libération, une information judiciaire ouverte en novembre 2025, initialement dirigée contre Babacar Athie pour des faits présumés d’« abus de biens sociaux », a progressivement élargi son champ. Le dossier a pris une nouvelle tournure le 22 mai dernier, après le dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile par Babacar Athie contre son associée Aby Ndour. Il accuse notamment cette dernière d’avoir procédé au retrait de 40 millions de francs CFA sur un compte bancaire de l’entreprise, ainsi que du non-reversement de recettes évaluées à plus de 242 millions de francs CFA.

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Parmi ces montants figureraient notamment des revenus issus d’un concert organisé à la Dakar Arena en janvier dernier. De son côté, Aby Ndour a également formulé des accusations contre son associé. Elle lui reproche des prélèvements effectués sur la caisse interne de la société ainsi que la cession d’équipements appartenant à Aby’s Garden. Avec ces accusations croisées, les deux procédures engagées séparément ont finalement été regroupées par la justice. Cette évolution a conduit à l’inculpation d’Aby Ndour, placée sous contrôle judiciaire, pour des faits présumés d’« abus de biens sociaux » et d’« entrave à la liberté du travail ». Une situation particulière puisque les deux fondateurs de l’entreprise se retrouvent aujourd’hui à la fois plaignants et mis en cause dans une même affaire. Dans le cadre de l’instruction, une expertise comptable aurait relevé plusieurs irrégularités dans la gestion de la société, impliquant les deux parties. Toutefois, constatant que l’entreprise continue ses activités, le juge d’instruction a décidé de mettre les flux financiers d’Aby’s Garden sous la surveillance d’un séquestre judiciaire. Ce dispositif vise à assurer un suivi indépendant des mouvements financiers de la société. Le séquestre, désigné par le magistrat instructeur, aura pour mission de contrôler les opérations bancaires, de veiller au reversement des recettes et de garantir le paiement régulier des salaires, des fournisseurs ainsi que des différentes charges de l’entreprise.

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Il devra également transmettre chaque mois un rapport au juge chargé du dossier sur la gestion financière de la structure. Cette mesure ne remet toutefois pas en cause le fonctionnement quotidien d’Aby’s Garden. Le séquestre n’a pas vocation à gérer l’entreprise ni à trancher le différend entre les deux associés, mais uniquement à assurer la transparence des opérations financières pendant la durée de la procédure judiciaire.

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