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L’enquête sur l’affaire dite « Binta mécanicienne » connaît un nouveau tournant. L’exploitation d’éléments numériques a conduit à l’interpellation de plusieurs personnes, dont Madjiguène Ndiaye alias Mathiou, soupçonnée d’un rôle central dans un réseau de lesbiennes impliquant notamment des mineures.
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L’affaire d’association de malfaiteurs et d’actes contre nature, initialement ouverte contre Fatou Mar (31 ans) et Mame Diarra Fall (23 ans), a pris une nouvelle ampleur à la suite de l’exploitation de leurs téléphones portables. Les investigations menées par la Brigade de recherches de Keur Massar ont permis de remonter une piste menant à Sendou, aboutissant à l’interpellation de six autres personnes présentées comme membres d’un groupe actif depuis au moins 2022. Parmi elles figure Madjiguène Ndiaye, alias « Mathiou », âgée de 22 ans et domiciliée à Rufisque. Déjà connue des services de gendarmerie, elle avait été arrêtée en janvier 2026 dans le cadre du même dossier, aux côtés de Binta Sarr, dite « Binta mécanicienne », pour des faits notamment liés à l’association de malfaiteurs et à des infractions impliquant des mineurs.

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Selon les éléments de l’enquête, Madjiguène Ndiaye aurait loué un appartement meublé, moyennant 40 000 FCFA par jour, lieu où plusieurs personnes avaient été interpellées. L’exploitation de son téléphone avait également permis de saisir des contenus jugés compromettants par les enquêteurs. Déjà condamnée à une peine assortie de sursis dans une précédente procédure, la mise en cause fait désormais face à de nouvelles accusations. Elle est notamment soupçonnée de détention et de cession de drogue, ainsi que de faits impliquant des mineures, notamment leur recrutement présumé au profit d’un réseau structuré. Parmi les personnes arrêtées, l’une des mises en cause aurait déclaré être entrée dans ce milieu pour des raisons financières. Dans le cadre de la poursuite des investigations, le procureur Saliou Dicko a ouvert une information judiciaire visant également des personnes non encore identifiées. À ce stade, huit suspects ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt par le juge du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

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