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Après une dispute, le petit-ami meurt… sa copine jugée pour non assistance à personne en danger

Six ans après le décès de son petit-ami survenu en 2020, S. Ba comparaît devant le tribunal correctionnel de Mbour. Aujourd'hui mariée et mère de famille , elle est poursuivie pour non-assistance à personne en danger, dans une affaire aux circonstances encore floues.
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Le tribunal correctionnel de Mbour s’est penché sur une affaire remontant à 2020, impliquant une femme poursuivie pour non-assistance à personne en danger, à la suite du suicide son compagnon survenu dans des circonstances encore indéterminées. Selon les éléments du dossier, la prévenue, identifiée sous les initiales S. Ba, entretenait à l’époque une relation avec le défunt, CT Baldé. Le 26 juin 2020, ce dernier l’aurait invitée à le rejoindre au domicile de sa sœur, situé à Warang.

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D’après le récit livré à la barre, la jeune femme aurait d’abord hésité à entrer dans la concession avant de s’y rendre finalement. Une discussion s’est engagée entre les deux. S. Ba affirme avoir informé son compagnon de sa décision de mettre un terme à leur relation, ainsi que de son projet de quitter la localité le même jour pour se rendre à Kolda. Elle indique que cette décision aurait été mal accueillie par son partenaire, qui se serait opposé à son départ. Malgré ce désaccord, la prévenue soutient avoir quitté les lieux en fin d’après-midi, aux environs de 17 heures, pour regagner Mbour avant de poursuivre son voyage. Elle affirme ne plus avoir eu de contact avec son compagnon jusqu’au 29 juin 2020, date à laquelle elle dit avoir été informée de son décès par un membre de la famille du défunt.

tribunal de Mbour
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À la suite de cette annonce, S. Ba avait été interpellée puis placée sous mandat de dépôt à la prison de Mbour pour non-assistance à personne en danger. Elle avait par la suite bénéficié d’une liberté provisoire. À la barre, la prévenue a rejeté toute implication dans les faits, évoquant des difficultés personnelles que traversait son compagnon. Elle a décrit une relation sans conflit majeur, tout en niant toute responsabilité dans le décès. Entendue comme témoin, la sœur du défunt, propriétaire de la maison où s’est déroulée la dernière rencontre, a déclaré ignorer les raisons exactes du drame. Elle a toutefois confirmé avoir connaissance de la relation entre les deux jeunes, précisant qu’elle y était opposée. Lors de l’audience, le ministère public a requis l’application de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision le 6 juillet 2026.

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