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Bradage foncier à Mbour 4, Nouvelle ville de Thiès, Bande des filaos : les terribles révélations de l'ex-DG des Domaines

L’audition de l'ex DG des Domaines, Abdou Gningue devant la Commission d’enquête parlementaire sur les manquements dans la gestion du foncier a mis à nu de sérieuses défaillances dans les procédures d’attribution des terrains.
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  • Seules 9 personnes se sont attribués 1.107 parcelles à Mbour 4

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Face aux membres de la Commission d’enquête parlementaire, Abdou Gningue, ancien directeur des Domaines, n’a pas cherché à minimiser les dysfonctionnements relevés dans plusieurs lotissements. Son témoignage a notamment mis en lumière les failles des procédures d’attribution, la concentration de nombreuses parcelles entre les mains de quelques personnes et l’absence, dans certains cas, de contrôle effectif sur les bénéficiaires. A Mbour 4 et dans la Nouvelle Ville de Thiès, les chiffres évoqués par les parlementaires donnent la mesure du phénomène. Selon les données présentées au cours de l’audition et rapportées par L'OBS, 9 personnes se seraient vu attribuer 1 107 parcelles à Mbour 4, soit une moyenne de 123 parcelles par bénéficiaire.

  • 34 personnes ont obtenu 16.186 parcelles, un seul attributaire en aurait reçu 476

Dans une autre opération, 34 personnes auraient obtenu 16 186 parcelles. Un seul attributaire en aurait reçu 476. D’autres chiffres cités font état de 13 046 parcelles, représentant 1 330 hectares, attribuées à 109 personnes. Ces données, présentées par les membres de la commission, ont suscité des interrogations sur les critères d’attribution et sur les mécanismes de validation des bénéficiaires. Abdou Gningue explique l'ampleur du scandale : «Effectivement, on a vu des cas où une seule personne se retrouve avec un nombre de parcelles qu’on ne peut pas accepter sur le plan moral».

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foncier senegal
foncier senegal

L’ancien responsable a toutefois rappelé que des pratiques administratives visaient autrefois à éviter les attributions multiples. Les demandeurs pouvaient notamment être invités à produire un état des droits réels afin de vérifier qu’ils ne possédaient pas déjà une parcelle dans la zone concernée. Confronté à ces dérives lorsqu’il exerçait à la Législation, Abdou Gningue affirme avoir lui-même préparé un projet de loi et son décret d’application. Le dispositif prévoyait qu’une personne ne puisse obtenir plus d’une parcelle dans un même lotissement et que les attributions soient effectuées par une commission, sur la base des demandes enregistrées. «J’avais transmis ce projet, mais aucun texte n’est sorti», déplore-t-il.

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