Il fut concessionnaire automobile
Mamadou Diop, mari d'Arva Kane est administrateur général de société, avec un parcours que qu'il qualifie de complexe, mais surtout riche en expériences. Avant tout, il se définit comme un créateur d’emplois, par passion, par formation et par vision. "Depuis l’âge de 15 ans, j’ai très tôt compris que ma vie devait s’orienter vers l’entrepreneuriat et l’impact social", a-t-il confié, dans un entretien avec L'OBS. "À mes débuts, j’étais concessionnaire automobile, poussé par une véritable passion pour les véhicules. Mais derrière cela, il y avait aussi une réalité plus dure, une jeunesse marquée par les difficultés et les sacrifices. J’ai beaucoup lutté, beaucoup appris, souvent seul", narre-t-il.
Il est titulaire de diplômes de technicien en finance
Sur le plan académique, il est titulaire de diplômes de technicien en finance. Il a ensuite intégré une société interne au Port, où il a travaillé pendant 11 ans. "Ce fut une véritable école de rigueur et de responsabilité. Par la grâce de Dieu, partout où je suis passé, j’ai été amené à occuper des postes de responsabilité, chef comptable, responsable financier, directeur administratif et financier, puis auditeur. J’ai eu l’opportunité de gérer de grands comptes, notamment ceux des ICS au sein du Port", rapporte-t-il.
De chef comptable à directeur administratif et financier, puis auditeur
Il raconte : "Depuis mon plus jeune âge, je m’étais fixé un objectif clair : quitter le salariat après une dizaine d’années pour bâtir quelque chose qui m’appartienne. C’est ainsi que, après quatre ans dans le milieu professionnel, j’ai créé «Prestige Auto Industrie». Cette expérience a été déterminante dans mon parcours. En quelques années, j’ai réussi à développer une entreprise solide, qui a accueilli presque 90 à 100 employés. Nous avons collaboré avec de nombreuses structures et mené des projets d’envergure."
De financier de formation à producteur musical
Mamadou Diop est financier de formation certes, mais la musique est aussi bien dans son expression artistique. "La musique a toujours été une passion profonde pour moi, presque instinctive. Mon parcours professionnel m’a d’abord conduit vers la concession automobile, puis vers l’immobilier, avec l’objectif de bâtir une stabilité financière. Mais en parallèle, la musique n’a jamais quitté mon univers. Enfant déjà, j’ai exploré différents horizons artistiques. J’ai toujours été un grand amateur de musique", explique-t-il.
Avec le temps, cette passion s’est transformée en une vision plus globale, tournée vers la production musicale. "Certains trouvent cela surprenant, notamment en raison de mon attachement à la spiritualité et aux chants religieux. Mais pour moi, il n’y a pas de contradiction. La musique est un langage universel, une expression, une énergie. Tout est dans les valeurs qui la sous-tendent. D’où la devise de Marva Group « Nos valeurs en vedette ", détaille-t-il.
Sa relation avec Youssou Ndour
Il a travaillé avec Youssou Ndour. "Ma relation avec Youssou Ndour s’est tissée naturellement. Nous avons eu à discuter du projet et de son exécution en toute intimité, et il m’a témoigné de sa confiance. Il m’a d’ailleurs dit qu’il me considérait comme son fils et qu’il était en phase avec mon travail. J’ai accepté de collaborer avec lui pour le Grand Bal et, entre-temps, d’autres projets s’y sont greffés, que j’ai acceptés avec plaisir", renseigne-t-il.