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Commission d’enquête parlementaire : Abdou Karim Fofana hausse le ton face aux députés

L’audition de l’ancien ministre et ex-directeur général de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État (AGPBE), Abdou Karim Fofana, devant la commission d’enquête parlementaire, a été marquée, ce lundi par des échanges tendus avec plusieurs députés. Au cœur des discussions : la gestion du patrimoine immobilier de l’État, la régularité de certains baux et les responsabilités liées à plusieurs dossiers sensibles, notamment ceux de la Cité Fayçal, de Dak Tower et des villas des Mamelles.
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Une audition marquée par des tensions

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L’Assemblée nationale a été le théâtre d’échanges particulièrement vifs entre Abdou Karim Fofana et les membres de la commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la gestion du patrimoine bâti de l’État. Prévue pour éclairer les conditions de gestion de biens publics, l’audition a donné lieu à plusieurs confrontations verbales, obligeant le président de séance, le député Momar Talla Ndao, à rappeler les règles de fonctionnement de l’institution. Au fil des discussions, les parlementaires ont multiplié les questions et les interpellations sur différents aspects des dossiers examinés. Ils ont notamment demandé des éclaircissements sur la légalité de certains baux, l’absence de décrets d’approbation pour certaines opérations et les responsabilités éventuelles de l’ancien responsable dans les décisions prises durant sa gestion. Face à ces interrogations, Abdou Karim Fofana a cherché à replacer les décisions contestées dans leur contexte administratif et juridique. Il a également dénoncé les interruptions répétées de ses interventions, estimant ne pas disposer du temps nécessaire pour développer pleinement ses explications.

Les baux et la gestion du patrimoine public au cœur des débats

Les conditions d’attribution et de gestion des biens immobiliers de l’État ont constitué l’un des principaux points de friction entre l’ancien directeur général et les députés. Ces derniers ont insisté sur la nécessité d’obtenir des réponses précises concernant les procédures administratives, les documents d’approbation et les responsabilités attachées aux décisions prises. Les discussions ont notamment porté sur plusieurs dossiers immobiliers sensibles, dont la Cité Fayçal, le projet Dak Tower et les villas des Mamelles. Pour les parlementaires, ces affaires nécessitent des éclaircissements sur les conditions d’attribution des biens, la régularité des actes administratifs et les modalités de gestion du patrimoine public. De son côté, Abdou Karim Fofana a contesté certaines interprétations avancées au cours de l’audition. Il a notamment estimé que les décisions examinées ne pouvaient être appréciées sans tenir compte de leur historique et des contraintes auxquelles les services concernés étaient confrontés.

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Abdou Karim Fofana dénonce les interruptions

La tension est montée à plusieurs reprises lorsque l’ancien ministre a refusé d’être interrompu au cours de ses explications. Il a reproché au président de séance de limiter sa liberté de parole et a insisté sur le fait qu’il avait comparu de son plein gré devant la commission. Abdou Karim Fofana a également invoqué son statut d’ancien ministre de la République pour réclamer le respect de son honorabilité. Les échanges ont alors pris une tournure plus conflictuelle, les notions de « courtoisie », de « censure » et de « partialité » étant évoquées au cours des discussions. En réponse, certains députés ont contesté les explications fournies et ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme des irrégularités dans la gestion administrative des biens concernés. Les désaccords ont ainsi porté autant sur le fond des dossiers que sur les conditions dans lesquelles les réponses étaient apportées.

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Momar Talla Ndao rappelle les règles de la séance

Chargé de diriger les travaux, le député Momar Talla Ndao a tenté de ramener les échanges vers l’examen des éléments techniques soumis à la commission. Il a rappelé aux personnes auditionnées leur obligation de rendre compte devant la représentation nationale, au nom du peuple sénégalais. Malgré ses interventions, les discussions ont continué d’être ponctuées de désaccords entre l’ancien responsable et plusieurs membres de la commission. Le président de séance a finalement regretté la tournure prise par les débats, jugée inappropriée au regard du cadre institutionnel de l’audition. Cette confrontation illustre les difficultés rencontrées par la commission dans l’examen de dossiers sensibles liés à la gestion du patrimoine immobilier de l’État. Les échanges rapportés ne constituent toutefois pas, à eux seuls, une conclusion sur la régularité des opérations examinées.

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