Publicité

Dakar, Kaolack, Touba, Matam : sept décès enregistrés en 48 heures

Fortes pluies à Dakar
Fortes pluies à Dakar
Entre le vendredi 2 et le dimanche 4 octobre 2026, sept personnes ont perdu la vie dans plusieurs accidents et drames survenus à Dakar, Kaolack, Touba et Matam. Les victimes sont décédées dans des circonstances diverses, notamment à la suite d’effondrements, d’une électrocution et de noyades provoquées par les fortes pluies.
Publicité

Un forgeron électrocuté à Yeumbeul

Publicité

Le premier drame s’est produit vendredi 2 octobre, vers 17 h, à Darou Salam 2, dans la commune de Yeumbeul. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers a saisi le commissariat d’arrondissement de Yeumbeul après le décès d’un jeune homme par électrocution. La victime, identifiée sous les initiales K. Seye, âgée d’environ 22 ans, a été retrouvée sans vie dans son atelier. Elle était couchée sur le dos et présentait des brûlures à la poitrine ainsi que sur d’autres parties du corps. D’après les renseignements recueillis sur place, le jeune forgeron manipulait des câbles électriques afin d’arrêter les machines, à la demande de son oncle avec qui il partageait l’atelier. Ce dernier souhaitait se rendre à la prière.

Un homme de 72 ans retrouvé mort sur la Corniche

Samedi 3 octobre, vers 18 h, une autre découverte macabre a été signalée à la porte du Troisième Millénaire, sur la Corniche Ouest. Le commissariat d’arrondissement de Rebeuss a été informé de la présence d’un corps sans vie. Il s’agissait de J. P. Cordozo, un homme sans domicile fixe âgé de 72 ans. Selon les constatations effectuées sur place, l’homme, de corpulence mince et mesurant environ 1,60 m, gisait en plein air, couché sur le côté gauche. Une paire de béquilles se trouvait à ses côtés. Aucune blessure apparente n’a été relevée sur son corps. Les renseignements recueillis indiquent qu’il avait été victime, plus de six mois auparavant, d’un accident de la circulation ayant entraîné une fracture à la jambe gauche. Cet accident semblait avoir considérablement affaibli le septuagénaire. Les sapeurs-pompiers ont transporté le corps à l’hôpital Fann afin de déterminer les causes du décès. Une enquête a été ouverte.

Publicité

Kaolack : un maître coranique meurt dans l’effondrement d’un Daara

Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre, un autre drame s’est produit à Kaolack. Vers 23 h, le commissariat central de la ville a été saisi de l’effondrement de la dalle d’une maison abritant un Daara, au quartier Passoire. Le bâtiment, de type R+1, abritait également des appartements privés occupés par le maître coranique et sa famille. Son épouse et ses enfants, qui se trouvaient dans la maison au moment du drame, ont été secourus par les sapeurs-pompiers. L’effondrement a principalement touché la partie du bâtiment où se trouvait la chambre du maître coranique. Les secours, appuyés par le Génie militaire, ont engagé d’importantes opérations de déblaiement, nécessitant notamment la démolition d’une partie de la structure. Les opérations se sont déroulées en présence du préfet du département et d’un représentant de la mairie. C’est vers 6 h que les secours ont découvert le corps sans vie du maître coranique, M. L. Talla, âgé d’environ 45 ans. Une partie de la structure s’est également effondrée sur une concession voisine, causant d’importants dégâts matériels, mais aucune autre victime n’a été enregistrée.

fortes pluies à Kaolack
fortes pluies à Kaolack

Touba : un enfant de 4 ans tué par l’effondrement d’un mur

Publicité

Dimanche 4 octobre, un autre effondrement a fait une victime à Touba Alomga. Les faits se sont produits vers 11 h 45, lorsqu’un mur de clôture délabré s’est affaissé sur deux enfants qui jouaient à proximité. Le mur présentait notamment un poteau en ciment dont les fers ne tenaient plus. Dans sa chute, une partie de la structure a enseveli les deux enfants. E. H. Kontey, âgé de 4 ans et domicilié à Alomga, dans le quartier Touba Ndiarème, est décédé sur le coup. Le second enfant, N. Niang, également âgé de 4 ans et habitant le même quartier, a été évacué à l’hôpital Matlaboul Fawzaini avant l’arrivée des policiers. Les sapeurs-pompiers ont transporté le corps de la victime à la morgue de l’hôpital pour autopsie.

effondrement dalle à Pikine
effondrement dalle à Pikine

Matam : une femme meurt dans l’effondrement d’une dalle

Toujours dimanche, vers 12 h 30, un autre effondrement a été signalé à Matam, dans le quartier Gourel Serigne. Le commissariat central de Matam a été saisi après l’effondrement de la dalle d’une case construite à l’intérieur d’une maison. Sur place, les policiers ont découvert le corps sans vie de L. Mangane, âgée d’environ 40 ans et présentée comme ménagère. Deux autres personnes ont été grièvement blessées dans l’accident. Il s’agit de A. Mbodji, 30 ans, et A. Mangane, 21 ans. Les deux blessés ont été évacués par les sapeurs-pompiers vers l’hôpital régional de Matam. Le corps de L. Mangane a été déposé à la morgue du Centre hospitalier régional de Ourossogui pour autopsie. Le parquet a été avisé et une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances de l’effondrement.

Effondrement
Effondrement
Publicité

Parcelles Assainies : une mère et son fils meurent noyés

Le dernier drame recensé s’est produit aux Parcelles Assainies, après les fortes pluies enregistrées dans la capitale. Vers 18 h 45, l’affaissement du mur d’une maison située à l’unité 7 a été signalé. Sur place, les éléments du commissariat des Parcelles Assainies ont découvert deux corps sans vie sur la terrasse. Les victimes sont A. Ngom, âgée d’environ 25 ans, et son fils M. Gningue, âgé d’environ 4 ans. Selon le témoignage d’un voisin, la violence des pluies aurait provoqué l’effondrement du mur de clôture, entraînant une importante entrée d’eau dans la maison. La mère et son enfant auraient alors été noyés. Les tentatives pour les extraire de l’eau sont restées vaines. La hauteur des eaux a également compliqué les opérations. Les policiers ont néanmoins traversé les eaux pour effectuer les constatations avant de remettre les corps aux sapeurs-pompiers, qui les ont acheminés à la morgue pour autopsie.

Publicité