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Pour la première fois depuis son départ de Pastef, le Dr Mansour Diop s’exprime publiquement. Dans un entretien, le directeur général de l’hôpital Aristide Le Dantec évoque les raisons de sa démission, pointant des pratiques internes qu’il juge en décalage avec les principes du parti, tout en revenant sur le retard du chantier de reconstruction de l’établissement.
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Le Dr Mansour Diop sort de sa réserve. Dans un entretien accordé à Seneweb , le directeur général de l’hôpital Aristide Le Dantec revient sur sa démission de Pastef, qu’il explique par des divergences profondes avec le fonctionnement interne du parti. L’ancien responsable affirme que son engagement politique n’a jamais été motivé par la recherche d’avantages personnels, mais par une volonté de servir l’intérêt général. Selon lui, cette ambition s’est progressivement heurtée à des pratiques qu’il estime contraires aux valeurs fondatrices du mouvement. Il évoque notamment le non-respect des textes, l’influence de certains réseaux et des logiques de favoritisme au sein des instances. Pour illustrer ses propos, il cite la restructuration de la section communale de Mbame, qu’il considère comme un exemple de dérives internes.

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D’après lui, les procédures n’y auraient pas été respectées et la désignation des délégués au congrès aurait obéi à des considérations personnelles, au détriment des règles démocratiques. Au-delà de ces critiques, le Dr Mansour Diop évoque également une expérience personnelle marquante. Il dit avoir ressenti un manque de soutien de la part de son ancien parti lors d’une situation qu’il qualifie de difficile. Il revient notamment sur la saisie de son ambulance dans le cadre de la Caravane de la Libération, affirmant avoir dû assumer seul les conséquences judiciaires impliquant son chauffeur, sans accompagnement des responsables politiques. Cet épisode, selon lui, a contribué à renforcer sa décision de quitter définitivement Pastef, dans un contexte de malaise grandissant au sein du parti. Sur le plan sanitaire, le directeur général de l’hôpital Aristide Le Dantec a également abordé l’état d’avancement du chantier de reconstruction de l’établissement.

sonko pastef
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Il reconnaît un retard estimé à près de deux ans, qu’il attribue à des ajustements techniques ainsi qu’à des contraintes de financement. Il se veut toutefois rassurant, précisant que le projet est désormais considéré comme prioritaire par les autorités. Les services hospitaliers, ajoute-t-il, continuent d’être assurés grâce au redéploiement du personnel dans plusieurs structures de Dakar, tout en restant administrativement rattachés à leur établissement d’origine.

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