Désormais interlocuteur de l’Etat pour ce qui concerne les jeunes, le CCJS peut compter sur le soutien des autorités pour mener à bien sa mission. "Je ne vous demande pas de m'approuver. L'approbation, un président en reçoit toujours, peut-être même plus qu'il n'en mérite. Je vous demande de me dire ce que les rapports ne disent pas", recommande-t-il. Le Président d'ajouter : "La plupart de ceux dont vous parlerez n'ont voté pour aucun de vous. Beaucoup même ignorent que ce Conseil existe. C'est pourtant leurs voix que vous portez, plus encore que celles de vos électeurs. Et pour mériter ces voix, je n'ai qu'un conseil."
Il ajoute : "Travaillez, débattez âprement s'il le faut, puis mettez-vous d'accord sur l'essentiel. Le gouvernement mettra les moyens à votre disposition. Mais en retour, apportez-nous des avis précis, chiffrés, praticables, qui nourrissent l'Agenda national de transformation Sénégal 2050. Je m'y engage, vos avis seront lus, et je vous recevrai chaque fois que la situation le demandera"
« Je ne veux pas d'une jeunesse sénégalaise cliente de l'intelligence artificielle »
Le chef de l’Etat a mis en garde les jeunes concerne l’Intelligence artificielle. «Elle vous proposera cette facilité avec une grande politesse. Servez-vous d'elle comme d'un outil. Un esprit qui ne travaille plus, c'est un comme un bras qu'on ne lève plus. » Le chef de l’Etat a toutefois signalé les dérives et usages pernicieux possibles avec l’IA. « La vérité elle-même est aujourd'hui attaquée. Car une machine peut imiter une voix, fabriquer un visage et faire dire à un homme ou à une femme ce qu'elle n'a jamais dit. Ces machines ne sont pas neutres, elles ont été nourries ailleurs dans d'autres langues avec d'autres valeurs. Un peuple qui se contente de les consommer confie à d'autres le soin de penser à sa place. Nous avons déjà connu ça sous un autre nom, le colonialisme. »
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« Le mensonge et l'injure, jamais. »
Le Président Bassirou Diomaye Faye a aussi pointé du doigt le faux, l’écran où l'on détruit en dix secondes une réputation bâtie en plusieurs décennies, où l'insulte tient lieu d'arguments, où l'on ne demande plus si une chose est vraie mais seulement si elle fait mal. « Vous valez mieux que cela. Le débat, oui. La contradiction, toujours. Mais le mensonge et l'injure, jamais. » La dernière tentation est l'imitation, selon le président. « Vouloir les rêves des autres, leurs modèles, leurs accents, jusqu'à leur regard sur nous. Ce qui vous concerne se décidera désormais avec vous. Si tu ne sais plus où tu vas, retourne d'où tu viens. Non pas pour y rester, mais pour prendre la bonne direction. »