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Mettre fin aux disparitions forcées en Afrique... : la recette de la société civile et d'experts onusiens

ABB-Felony-Kidnapping-Featured
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En marge de la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) qui se tient à Dakar du 12 au 21 octobre, la Fondation Konrad Adenauer a organisé, ce mardi 13 octobre, une table ronde sur les "enjeux liés aux droits de l'Hommes et à la gouvernance en Afrique"
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La gouvernance, les droits humains, la sécurité et la paix en Afrique de l'Ouest étaient au cœur d'une table ronde organisée par la FAS en marge de la 89e session du CADHP. Experts tonusiens et africains issus de la société civile ont échangé sur les enjeux spécifiques en matière de droits de l'Homme et de gouvernance affectant l'Afrique de l'Ouest.

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Les débats ont tourné autour des mécanismes de contourner les crises politiques et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique de l'Ouest. Experts onusiens et acteurs de la société civile préconisent des réponses structurelles axées sur la consolidation démocratique, l'intégrité électorale, la redevabilité du secteur public et le renforcement des droits socio-économiques pour résorber l'instabilité régionale.

Docteure Awa Baldé du Groupe des Nations-Unies a déploré les disparitions forcées ou involontaires notamment à l'approche d'élections. Les disparitions forcées sont un crime auquel des États recourent un peu partout dans le monde comme outil de répression, pour faire taire des dissidents, éliminer des opposants et persécuter des groupes ethniques, religieux et politiques. Et l’Afrique ne fait pas exception à la règle. Dans le contexte électoral, Mme Baldé a alerté sur la recrudescence de violations graves des droits humains : arrestations arbitraires, exécutions extrajudiciaires, violences sexuelles, visant particulièrement journalistes, défenseurs des droits humains, opposants politiques et leurs proches, le tout dans un climat d’impunité.

Awa Baldé a appelé ainsi l'ensemble les États à mettre fin aux disparitions forcées avant d'insiter sur le fait que les disparitions forcées constituent de graves violations des droits humains et peuvent relever de crimes contre l’humanité. "Elles plongent les victimes en dehors de toute protection juridique, exposant leurs proches à une souffrance psychologique profonde, et affectent l’ensemble de la société", a-t-elle déploré. Elle a exprimé l’espoir que les États membres soutiendront ces engagements afin d’améliorer durablement la situation des droits humains en Afrique.

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Les victimes de disparitions forcées sont des personnes sont généralement privées de liberté par des agents de l’État ou par des individus opérant avec le soutien ou l’assentiment des pouvoirs publics. Pour réduire au silence les voix contestataires, les forces de défense et de sécurité ont régulièrement recours aux disparitions forcées et aux détentions illégales.

Rappelons qu'en Guinée, deux militants guinéens du Front National pour la Défense de la Constitution, mouvement qui demande le retour à l’ordre constitutionnel, sont victimes de disparitions forcées. Mamadou Billo Bah et Oumar Sylla alias « Foniké Menguè » ont été enlevés au domicile de ce dernier la veille d’une journée de mobilisation contre la vie chère et pour le retour à un pouvoir civil. 

Face à la multiplication des théâtres de tensions, les experts plaident la mise en place d'une diplomatie préventive et de solutions véritablement endogènes. Les experts soulignent qu'il ne suffit plus de détecter les crises, mais qu'il faut réduire le fossé entre la détection des menaces et l'action concrète.

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