En plein ramadan, un livreur surpris à l’heure du kheud sous les draps de sa copine
Les faits ont eu lieu en plein ramadan à la Cité Comico à Guédiaqaye. Tout commence par une idylle clandestine qui dure depuis trois ans. D’un côté, S. P. Kandji, née en 2008, jeune lycéenne dont les parents ont déménagé de «Étage Madialé» pour s’installer à la Cité Comico. De l’autre, I. Sène, dit Saourou Fall, 21 ans, conducteur de «Thiak-Thiak» demeurant toujours au premier quartier cité de la commune de Wakhinane-Nimzatt. Malgré le déménagement, le lien n’a jamais été rompu entre les amoureux.
Après le "thiant", la mineure invite son amant dans son lit
Dans la nuit de jeudi à vendredi, relate L'OBS, Saourou Fall participe à un Thiant (chant religieux). À la fin de la cérémonie, aux alentours de 5 heures du matin, alors que les jeûneurs s’apprêtent à prendre le repas de l’aube (Kheud), son téléphone sonne. C’est S. P. Kandji. Profitant du sommeil profond de ses parents, l’adolescente de 17 ans l’invite à la rejoindre dans sa chambre pour «passer du bon temps». Pensant que l’obscurité et l’heure tardive étaient ses meilleures alliées, le jeune homme s’introduit chez les Kandji. Mais la mère de la jeune fille, dont le flair maternel était en alerte depuis longtemps, n’était pas dupe des agissements de sa progéniture qu’elle soupçonnait de «fricoter» avec le conducteur de moto.
Le livreur surpris dans les draps
Le plan de la lycéenne vole en éclats lorsque sa mère fait irruption dans la chambre. Prise de panique, S. P. Kandji tente le tout pour le tout : elle dissimule son amant sous les draps. Une manœuvre désespérée qui ne trompe pas la maîtresse de maison. En soulevant la couverture, la mère tombe nez-à-nez avec Saourou Sène, dans une posture qualifiée de «suspecte», ne laissant place à aucune équivoque sur la nature de leur tête-à-tête auroral. Hors d’elle, la mère de famille ameute le voisinage et conduit manu militari le jeune homme et sa fille au poste de police de Wakhinane-Nimzatt. Dans un premier temps, elle dépose une plainte pour viol.
Le livreur déféré au parquet
Interrogé par les limiers, I. Sène joue la carte de la sincérité : il affirme entretenir une relation amoureuse suivie avec la jeune fille depuis trois ans. Pour faire la lumière sur les accusations de viol, une réquisition est remise à la tante de la mineure pour un examen médical à l’hôpital Baudoin. Cependant, l’examen n’a pu avoir lieu immédiatement : S. P. Kandji étant en période de menstruations, les médecins l’ont sommée de revenir dès la fin de son cycle. En attendant les résultats de l’expertise médicale, les faits de détournement de mineure ont été retenus. Saourou Sène a été conduit, hier au parquet du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, avant de bénéficier d’un retour de parquet. Il devrait être édifié sur son sort dans les jours à venir.