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Farba Ngom évacué à l’hôpital militaire de Ouakam après une urgence cardiologique

Farba Ngom a été évacué hier, jeudi 4 décembre 2025 à l’hôpital militaire de Ouakam pour une urgence cardiaque.
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La santé de Farba Ngom se détériore. Le maire des Agnams a été transféré de Rebeuss au Pavillon spécial, a de nouveau été extrait de sa cellule hier, jeudi 4 décembre 2025 pour être évacué à l’hôpital militaire de Ouakam. Déposé sur place peu après 16 heures, révèlent les sources de L'OBS, il y a passé tout l’après-midi, retenu par une urgence cardiologique.

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Contacté par L'OBS depuis l’étranger, son avocat, Me Baboucar Cissé, relaye avec force cette alerte médicale que, dit-il, nul ne saurait ignorer. Pour lui, comme pour les spécialistes, maintenir Farba Ngom derrière les barreaux relève désormais moins d’une mesure de justice que d’un pari létal : chaque nuit passée sans soins adaptés pourrait être celle où son cœur cède, silencieusement, dans l’obscurité d’un dortoir carcéral.

Surtout, souligne Me Baboucar Cissé, que le Pavillon spécial, censé offrir une protection médicale, est devenu un désert sanitaire depuis la fermeture de l’Hôpital Aristide Le Dantec auquel il était rattaché. «C’est dégradant et cruel, insiste-t-il, ce qui se passe avec Farba et avec tant d’autres détenus envoyés aujourd’hui au Pavillon spécial, qui n’est plus qu’un véritable mouroir.»

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Victime d’un malaise au Pavillon spécial, dans la nuit du mercredi au jeudi 18 septembre, Farba Ngom a dû être évacué en urgence vers l’Hôpital Principal de Dakar aux environs de 4 heures du matin. A noter que tous les bilans, expertise et contre-expertise, ordonnés par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, convergent vers la même conclusion : la situation sanitaire de Farba Ngom est incompatible avec la détention en milieu carcéral.

Pire encore, le 7 août dernier, trois professeurs de médecine, requis par la justice, ont livré une contre-expertise au diagnostic sans appel : ils évoquent des « complications évolutives dont une mort subite nocturne potentielle.» Une mention clinique qui résonne comme une sirène d’alarme, dans un dossier où la prison et la maladie semblent marcher à contre-indication.

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