Publicité
Longtemps entouré de mythes et de controverses, le phénomène des « femmes fontaines » suscite un intérêt croissant dans la recherche scientifique. Une étude récente apporte un éclairage nouveau sur l’origine du liquide émis, tout en distinguant clairement ce phénomène de l’éjaculation féminine.
Publicité

La sexualité féminine demeure un domaine encore marqué par de nombreuses zones d’ombre, en particulier lorsqu’il s’agit de phénomènes tels que les émissions fontaines, l’éjaculation féminine ou encore le « squirting ». Si ces termes sont souvent confondus dans le langage courant, les avancées scientifiques permettent aujourd’hui d’en préciser les contours. Des chercheurs japonais ont récemment mené une étude visant à comprendre le mécanisme des émissions dites « fontaines ».

Publicité

L’expérience, réalisée sur cinq femmes, consistait à injecter un mélange d’eau et de colorant bleu dans la vessie de chaque participante. Après stimulation sexuelle, les résultats ont montré que le liquide expulsé était de couleur bleue. Publiée le 24 août 2022 dans l’International Journal of Urology, cette étude confirme ainsi que le liquide émis lors du phénomène de « femme fontaine » provient de la vessie. Une conclusion appuyée par plusieurs spécialistes, dont Jessica Pafs, experte en sexologie à l’Université de Göteborg, qui affirme que « cet essai confirme bien que le liquide provient de la vessie ».

Toutefois, cette origine ne signifie pas qu’il s’agisse simplement d’urine. Les analyses montrent que ce liquide contient notamment de l’urée, de la créatinine et de l’acide urique, mais se distingue par son aspect généralement incolore, inodore et parfois abondant, pouvant atteindre entre 30 et 100 millilitres. Par ailleurs, il est important de distinguer ce phénomène de l’éjaculation féminine. Contrairement au « squirting », cette dernière provient des glandes de Skène, situées à proximité de l’urètre. Ces glandes, souvent comparées à la prostate masculine, produisent un liquide contenant du PSA (antigène spécifique de la prostate), des phosphatases acides et du zinc. L’éjaculation féminine se caractérise par une émission en plus petite quantité, souvent sous forme de jets successifs, et présente une texture plus blanchâtre. Elle peut survenir avant ou pendant l’orgasme.

Publicité

Ces distinctions scientifiques contribuent à mieux comprendre la diversité des réponses physiologiques féminines lors de la stimulation sexuelle. Elles participent également à lever les tabous et à corriger certaines idées reçues encore largement répandues. Si la recherche continue d’explorer ces phénomènes, une chose semble désormais établie : les manifestations du plaisir féminin sont multiples, complexes et méritent une approche fondée sur des données scientifiques plutôt que sur des approximations.

Publicité
Dernières vidéos
Publicité