Finale de la CAN : l’histoire choc de Lyece, le français condamné pour avoir porté le maillot du Sénégal
La finale de la Coupe d’Afrique des nations, disputée le 18 janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat, a été marquée par des incidents en tribunes ayant conduit à l’interpellation de plusieurs supporters. Parmi eux, Lyèce Mouri, un Français de 27 ans originaire de la région parisienne, a été arrêté dans la foulée des débordements. Il a ensuite été placé en détention provisoire avant d’être jugé avec d’autres personnes poursuivies pour des faits liés à des violences et à des troubles à l’ordre public. Selon les autorités marocaines, le supporter a été identifié comme étant l’auteur d’un jet de bouteille en direction des forces de sécurité présentes dans le stade.
Des accusations qu’il conteste, affirmant avoir été confondu avec une autre personne. La rencontre, disputée dans une enceinte comble et sous haute sécurité, s’est déroulée dans un climat tendu, notamment après un penalty sifflé en fin de match. Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des mouvements de foule, des jets de projectiles et des affrontements sporadiques. D’après les éléments rapportés, Lyèce Mouri se trouvait dans une zone réservée lorsque les incidents ont éclaté. Interpellé peu après, il a été placé en garde à vue puis poursuivi dans une procédure judiciaire impliquant plusieurs supporters, en majorité sénégalais.
Au cours de l’instruction, la défense du jeune homme a contesté la version des faits retenue par les autorités. Son avocat a évoqué « une erreur d’identification », soutenant que son client n’aurait pas participé aux violences et qu’il se trouvait sur place en tant que simple spectateur. Malgré sa relaxe pour plusieurs chefs d’accusation, Lyèce Mouri a été condamné à trois mois de prison ferme pour le jet de bouteille, une peine confirmée en appel. Il a purgé sa peine dans un établissement pénitentiaire situé près de Rabat. À sa sortie, il a déclaré avoir passé « 90 jours en prison gratuitement », affirmant vouloir poursuivre ses démarches pour faire reconnaître sa version des faits.
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Du côté des autorités marocaines, la condamnation s’inscrit dans une volonté de fermeté face aux débordements survenus lors de la finale, dans un contexte de forte affluence et de tensions en tribunes. Les responsables judiciaires assurent que les décisions ont été prises sur la base d’éléments matériels, notamment des témoignages et des images de vidéosurveillance.