Franco Baresi, l'un des plus gands défenseurs de l'histoire du foot est mort
Le football italien perd l’un de ses visages les plus nobles. Franco Baresi est mort à 66 ans, a annoncé l’AC Milan, son club de toujours. Capitaine emblématique, vice-président d’honneur et incarnation du numéro 6, il laisse derrière lui une trace qui dépasse largement les frontières lombardes. Milan pleure son guide ; l’Italie, l’un de ses plus grands symboles. Une part de son histoire disparaît avec lui.
Baresi n’était pas seulement un défenseur exceptionnel. Il avait redéfini le rôle de libéro grâce à son anticipation, sa lecture du jeu et une élégance rare. Malgré son gabarit modeste, il commandait la ligne défensive avec une autorité absolue. Aux côtés de Paolo Maldini, Alessandro Costacurta et Mauro Tassotti, il fut le cœur du grand Milan de Sacchi puis de Capello, vainqueur de six championnats et trois Coupes d’Europe. Son intelligence défensive servait toujours le collectif.
Sa fidélité nourrit aussi sa légende. Baresi resta lorsque l’AC Milan descendit en Serie B, avant d’accompagner sa renaissance jusqu’au sommet continental. En vingt saisons, il disputa plus de 700 rencontres sous le même maillot. Le club retira ensuite son numéro 6, privilège réservé aux immortels. Deuxième du Ballon d’Or 1989, il fut autant un chef qu’un artiste de la défense. Peu de carrières racontent pareille fidélité.
Sa disparition frappe une Italie déjà meurtrie par une année noire, marquée par une troisième absence consécutive à la Coupe du monde. Au moment où la Nazionale cherche son identité, elle perd précisément l’un de ceux qui l’incarnaient le mieux : rigueur, intelligence, fidélité et dignité. L’AC Milan, tout un peuple et le monde du football pleurent désormais Il Capitano. Son héritage survivra aux générations.